Ce soir là, je partais à Tourcoing, pour voir un ami.

J'avais 22 ans. je me rappelle qu'il y avait du brouillard et que je ne roulais pas très vite.

Ma voiture était neuve : 2000 km au compteur.

J'étais sur l'autoroute pour aller à Lille.

Soudainement, j'ai senti une force terrible sur le volant.

J'avoue que je n'ai rien retenu du tout et que j'ai tout lâché. Je m'en suis remise à Dieu.

Ma voiture est partie et j'ai senti une énorme choc qui m'a fait perdre connaissance.

Quand je suis revenue plus ou moins à moi, j'ai entendu une voix dire : « Ne t'approche pas, la voiture peut exploser »

Et puis, j'ai été secourue par les CRS de la route.

De l'autoroute, je me suis retrouvée dans un champs.

La voiture a valdingué au dessus du muret de sécurité et à fait plusieurs tonneaux.

Quand on m'a sorti de la voiture, je me rappelle juste que tous les « air bag » étaient dépliés.

Je ne suis pas matérialiste mais j'ai demandé « Et ma voiture ?»

Le CRS de la route qui m'a secouru, m'a dit que ma voiture n'avait rien.

Je suis partie avec les pompiers.

Arrivé à l’hôpital, je n'avais rien.... Même pas un ongle de pété.

J'avais juste mon gilet en dentelle qui avait été déchiré, par la force de l'air bag.

Mon ami est venu me chercher à l'hôpital de Lille.

 

Le lendemain, un CRS de la route m'a téléphoné. Il était retourné.

Quand il m'a vu dans la voiture, il m'a dit : « j'ai cru voir ma fille  Elle a le même âge que vous. »

Il m'a dit que vu l’accident qui s'était passé sous les caméras, j'étais une miraculée de la route. Il n'a pas souhaité me donner de précisions.

Il m'a seulement dit : « ce soir là, vous n'étiez pas seule, dans votre voiture. Il y avait votre ange-gardien »

Je lui ai demandé pour ma voiture. Il m'a répondu qu'il n'y avait plus de voiture.

 

Quand je suis allée voir ma voiture au garage, j'ai « rigolé »

Le moteur était complètement encastré et il n'y avait que ma place qui n'avait pas été touché.

Le moteur serait rentré de 5 cm de plus, j'aurais eu les jambes écrasées.

Tout était défoncé. Le toit, les places arrières, la place de l'accompagnateur. Il n'y avait plus du tout de voiture.

Le garagiste était sidéré que ce soit moi qui soit dans la voiture. Il n'en revenait pas.

Lui aussi pensais à un mort.

Quand j'ai vu la voiture, j'ai rigolé et à la fois, j'étais très triste.

J'ai rigolé car j'étais vivante...

J'étais très triste car je n'avais plus de voiture.

Comme j'étais assurée tout risques, j'ai été remboursé intégralement . En revanche, j'ai été radiée de l'assurance.

L'expert a conclu que j'avais roulé sur un objet tranchant, qui a coupé mon pneu arrière gauche.

Mais j'étais sensée être maître de mon véhicule. Par conséquent, j'étais en tort.

Juste après l'accident je me suis acheté une saxo d'occasion et là encore, il m'est arrivé des blagues.

Le vendeur de ma voiture m'a dit que j'étais la première à sortir le modèle. Je pense que je suis aussi la première à l'avoir crashé aussi vite.

Suite au prochain épisode...