Aux grandes vacances 2016, suite à ma cascade infernale de problèmes de santé, je n'allais pas très bien.

J'ai développé l'effet le plus indésirable d'un antidépresseur. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai développé des crises d'angoisse profondes et une envie de me jeter par la fenêtre.

J'ai téléphoné à ma mère qui disait ne plus me reconnaître, et m'a parlé d'un radiesthésiste ,qui faisait soit-disant, des miracles, en matière de dépression.

A cette époque ma mère habitait à 28 km d’Évreux et moi, en région parisienne.

J'avoue que je ne voyais pas tellement le sens de la démarche car il fallait plusieurs consultation, et fair un Paris/Evreux, ça n'en valait pas la peine.

 Je ne voulais plus aller chez elle, elle a réussi à me convaincre de venir.

J'ai été réserver mes billets de train (pour 48heures, chez elle) et quand elle l'a su, elle m'a soudainement dit qu'elle avait acheté une gazinière, pour moi.

J'avoue que je n'avais pas très bien compris car ma gazinière fonctionnait très bien. Il fallait seulement changer les brûleurs.

 

Elle m'a dit qu'elle l'avait trouvé sur le « Bon coin » et ma donné les indications pour que je la vois.

Le lendemain, elle m'a appelé pour me dire que le vendeur n'avait pas respecté son engagement et avait vendu la gazinière.

Mais elle m'en avait trouvé une autre, je ne serai pas déçue.

 

Quand je suis arrivée à Évreux, j'ai senti comme un grand froid, dans la voiture. Ma mère était dans ses mauvais jours. Elle était faussement chaleureuse.

Elle m'a accompagné chez le fameux radiesthésiste.

 

En repartant, je devais acheter les fournitures scolaires de ma fille et des vêtements, pour elle.

Ma mère était froide et soudainement elle m'a raconté une anecdote boueuse qu'elle avait fait à ma fille.

Elles avait vu un SDF et ma mère lui a dit qu'il ferait un excellent père, pour elle. Elle m'a dit sous un ton moqueur, qu'elle avait fait pleurer ma fille.

Comme la mamie l'a remémoré, ma fille s'est mise à pleurer. Ça commençait bien ...

 

Nous sommes allés dans une grande surface pour acheter les fournitures d'école. Çà ne s'est pas mal passé.

En revanche, c'est quand nous sommes allés chercher les vêtements de ma fille que ça a dégénéré.

 

Dans un magasin, ma fille avait choisi des pantalon pour crevettes.

Évidemment, elle ne rentrait pas dedans. Aux cabines d'essayages, m'a mère a regardé si il y avait du monde et à limite crié à ma fille qu'elle était grosse. La petite s'est mise à pleurer en disant qu'elle était moche et grosse.

Dans un autre magasin, nous avons choisi des vêtements et c'est à la caisse que ma mère s'est illustrée.

En effet, comme dans le centre commercial, je m'étais payé un café, il me restait la cuillère et ma fille l'avait dans sa bouche.

Ma mère a tapé sèchement dans la cuillère, risquant de blesser la petite et lui a dit qu'elle était dégueulasse de mettre des choses dans sa bouche. Et là, ma mère est sortie froidement du magasin en me disant qu'elle m'attendait dans la voiture.

Face à ce spectacle des plus pitoyable, la vendeuse était médusée et moi, j'ai failli oublier ma carte bancaire, à la caisse.

Pendant tout le voyage du retour à la maison, ma mère s'est comportée comme une minable.

 

Arrivée dans sa maison de campagne, on a très peu parlé. Nous sommes passés à table et après, ma mère s'est vautrée, devant la télé.

Soudain elle m'a dit d'aller voir la gazinière qu'elle m'avait acheté. Elle était dans le garage.

 

Quand je suis arrivée dans le garage, j'ai découvert une gazinière dans un état lamentable. On aurait dit qu'il y avait eu le feu dessus et que la personne avait récuré à la paille de fer. La gazinière était dégoûtante. Le four était complètement dégueulasse (désolé, je n'ai pas d'autres termes)

Quand je suis revenue dans la maison, je n'ai rien dit.

Elle m'a demandé si elle me plaisait et là, je n'ai pas répondu.

Je suis allée me coucher, à 20h00. J'étais avec ma fille.

Je n'ai pas dormi de la nuit, me demandant comment j'allais refuser cette cuisinière.

 

Le lendemain midi, ça n'a pas loupé.

Ma mère m'a demandé ce que je pensais de la gazinière.

Vu l'état, je ne pouvais que la refuser, surtout que ma gazinière était dans un état neuf.

Je peux vous assurer que j'ai pris des gants, des moufles, pour la refuser.

Je lui ai même proposé de la payer et de la lui laisser. Elle l'avait payé, selon elle, 50 euros. Chose impossible, vu l'état.

Elle avait dû la trouver dans un décharge. Ce n'est pas possible autrement.

 

Quand je l'ai refusé, elle est rentrée dans une colère folle, me disant : « Quand on a rien, on accepte ce que l'on te donne et on ne rechigne pas»

Le hic est que je ne lui ai jamais demandé une gazinière.

Elle m'a dit de préparer mes affaires, qu'elle me raccompagnait, chez moi.

Elle a fait valdinguer mes affaires, dans la voiture.

Elle m'a insulté et ruiné sous les yeux de me fille.

Et, nous sommes parties, sans ma fille

Dans la voiture, elle n’arrêtait pas de m'insulter, m’humilier et me rabaisser. Je n'en pouvais plus.

Au bout d'un moment, excédée, je lui ai dit : "tais-toi" . je n'en pouvais plus.

Malgré que je lui demande de se taire, elle continuait.

Sur l'autoroute, complètement en surdose, j'ai attrapé le volant de sa voiture et j'ai failli nous foutre en l'air.

Là, elle a vraiment eu peur et je ne l'ai plus entendu. Elle s'est arrêtée à la première aire d'autoroute, pour reprendre ses esprits.

Moi, je suis sortie et j'ai fumé une cigarette.

Quand on est reparties, elle a réglé son compteur kilométrique en conséquence et je ne l'ai plus entendu.

Elle m'a déposé devant chez moi et là, ça a été terminé. Elle avait été beaucoup trop loin