C'est très tard (43 ans) que j'ai découvert que ma mère était une pervers narcissique.

Il aura fallu que j'écrive l'histoire de ma vie, pour me rendre compte en face de moi, à quel visage j'avais affaire.

 Pour moi, c'est avant tout, une femme malade.

 

Quand j'avais 5 ans, ma mère s'est fait virée, avec ses deux enfants, par mon père.

On s'est retrouvé, avec mon frère, dans un appartement vide de tout.

Ma mère a eu très rapidement un appartement car elle travaillait dans une société de HLM.

Quelques jours après, mon Bop's (Beau-Père) est arrivé. Il est sorti de nul-part.

Je soupçonne que ma mère l'a connu avant, et que mon père l'a découvert.

Peu importe...

Depuis mon plus jeune âge, ma mère m'a dit et répété intempestivement que je n'étais pas désirée et que j'étais issue d'un viol.

Il m'aura fallu patienter 42 ans, pour apprendre la vérité.

En fait, je suis née d'une crise de jalousie où mon père a demandé de prouver à ma mère, qu'il n'était pas cocu, en lui faisant un enfant. Elle a arrêté la pilule.

C'est très dur d'entendre que l'on était pas désiré et pire encore, issue d'un viol.

J'ai eu une jeunesse très difficile.

Si je devais définir ma relation avec ma mère, je dirais que nous étions totalement incompatibles.

Mais, ça va bien au delà, en fait !

Pour sévir, ma mère agissait au nom de « Je suis ta mère, ne l'oublie pas »

Je peux dire qu'elle ne m'a jamais respecté en tant qu'individu à part entière... Pour elle, je n'étais qu'un objet.

Dans toute ma jeunesse, je peux dire que je n'ai pas le souvenir d'un câlin.

Elle était froide et distante.

Je me rappelle de vacances dans le Jura où elle m'obligeait à me mettre en short pour se balader dans la ville, alors que j'étais complexée. Je n'avais que 8 ans mais j'en garde le souvenir indélébile.

C'est aussi à ces vacances là, qu'elle m'a humilié. Suite à une agression de sa part, je faisais la tête.

Elle m'a viré de la maison avec un boite de sardine et m'a dit de m'en aller.

Visiblement ça l'amusait de me rabaisser de la sorte, et de me faire du mal.

Quand je suis rentrée, elle s'est moquée de moi, pour m'humilier.

 

Depuis mon plus jeune âge, elle me rappelait sans cesse que je n'étais pas désirée. Et, elle a veillé à ce que je m'en aperçoive. Elle a aussi démolit la réputation de mon père, en se victimisant.

 Depuis toute jeune, je voulais mourir. Quand j'en parlais, ma mère me disait seulement de me suicider.

A 12 ans, j'ai fait une tentative de suicide. j'ai avalé un tube de somnifère et d'autres médicaments. Je me suis retrouvée inconsciente.

La seule chose que je me rappelle de cet épisode, c'est que ma mère me donnait des claques en hurlant : « Qu'est-ce que t'as avalé », et j'ai sombré dans l'inconscience.

Quand j'ai été admise à l'hôpital, elle a évidemment mis ça sur le compte du handicap.

Après la sortie de l'hôpital, elle n'a même pas jugé utile de me faire suivre par un psychologue.

Ma mère se souciait peu de ma santé.

En fait, elle en avait un peu rien à faire de tout.

Sa priorité était sa petite personne, sa petite beauté et sa mortelle routine.

A l'école, je n’étais pas une élève facile, mais ma mère s'en fichait.

Dès l'âge de 6 ans, elle m'a dit que je travaillais pour moi et refusait de me récompenser.

A l'école, je restais à l'étude et elle refusait de me donner un goûter.

De ma vie scolaire, elle s'en fichait. Elle se contentait d'aller rouler ses fesses, aux réunions de début d'année, et rien de plus.

Elle disait toujours qu'elle avait sacrifié sa vie, pour moi. On est très loin de la réalité

Elle avait l’habitude de faire tourner des phrases en boucle « Tu n'étais pas désirée - tu n'es vraiment pas la fille de mes rêves - t'es dégueulasse, ... » Le tout sans aucun motif, juste le désir de faire souffrir.

Elle provoquait aussi des disputes et me collait contre un mur et me frappait en disant « Ose me frapper, je suis ta mère »

Quand je me suis fait violée, elle a fait arrêter les recherches, sans mon consentement. J'avais 16 ans 1/2, à cette époque là. De toute évidence, elle ne voulait pas que l'on risque de retrouver mes violeurs. Elle me l'a dit quelques années après. Je lui en ai voulu car ce n'était pas à elle de décider.

 

La vie était tellement compliquée, à ses côtés, qui je me suis mise en ménage avec mon compagnon, à l'age de 17 ans et demi.

Ma mère l'a très prit.

Elle m'a dit de prendre mes clics, mes clacs et surtout mes emmerdes.

Pour me permettre de poursuivre mes études, elle m'a donné le minimum syndical, l'allocation qu'elle touchait de la CAF et terminé.

Je suis partie vivre avec mon compagnon.

A la fin de mes études, j'ai pris un appartement seule. Avec mon compagnon, on vivait chacun chez soi.

Je me suis rapproché du lieu d'habitation de ma mère.

 

Dans ma vie, j'ai eu de graves problèmes de santé et de multiples interventions chirurgicales.

Ma mère venait très peu me voir, à l'hôpital.

Elle passait souvent en coup de vent, sur l'heure de midi alors qu'elle habitait à 5mn de la clinique et aurait pu passer le soir.

Quand je sortais de l'hôpital, pied ou jambe dans le plâtre, elle se contentait de venir me chercher à la clinique, me raccompagnait chez moi, posait mes bagages et s'en allait.

Ma mère ne m'a jamais aidé quand j’étais invalidée. Elle n'a jamais fait un brin de ménage et m'a laissé me débrouiller seule.

Pourtant, elle habitait à 1km500 de chez moi.

 

Avec elle, ma vie s'est encore plus compliquée, vers 20 ans

Un jour, elle m'a proposé de partir en vacances, avec elle. J'ai accepté.

Arrivée sur le lieu de vacances, elle m'a interdit de sortir, prétextant que c'était elle qui louait l'appartement et qu'elle décidait de tout.. A 20 ans, ça fait mal. Je ne pouvais aller me promener, nul part, seule.

Je devais suivre ma mère, partout. Pour s'assurer que je ne sorte pas, elle fermait la porte de la maison, à clé.

C'est à ces vacances là que j'aurais dû réagir, mais j'ai pardonné. C'est aussi à ce moment là que j'aurais dû me rendre compte que ma mère avait un soucis. Mais, j'ai pris sur moi et pardonné.

 

Après, ça n'a été guère mieux !

Tout était prétexte pour m'humilier et me rabaisser.

 Quand je venais chez elle, elle pouvait être adorable ou cassante.

 

Vers mes 18 ans, elle a acheté une maison de campagne.

Cette maison, loin de tout et en pleine campagne, était un piège à con, pour celui qui n'avait pas de voiture.

J'y allais rarement car elle était chez elle et là encore, il fallait s'incliner.

En clair, quand j'arrivais à sa maison de campagne, je mettais ma vie d'adulte au porte-manteaux et j'endossais l'habit enfant.

Je n'avais pas le droit d'aller me promener, je devais la suivre partout.

Un jour, le fils du voisin voulait m'inviter à aller à la mer. J'avais 30 ans.

Quand il est passé me prendre, je me suis tapée la honte de ma vie, à cause de ma mère.

Elle a fait au voisin tout un sermon, de ne pas toucher à sa fille, de rouler prudemment et de me ramener pour 21h00, au plus tard.

Cette maison de campagne, c'était la maison de tous mes cauchemars.

Je m'arrangeais pour il y aller très peu.


Ma mère était très violente. Majeure, elle m'a frappé par trois fois.

La première fois, on sortait d'un hôpital, j'avais oublié de prendre mon paquet de cigarettes et j'ai eu le malheur de demander à une personne de m'en vendre une.

Ma mère m'a foutu une paire de baffes, en criant qu'on était pas des mendiants.

 

La seconde fois, vers mes 28 ans, elle s'est pointé à l'improviste chez moi, a provoqué une dispute et m'a complètement lynché. Pour ne pas l’agresser à mon tour, j'ai prit un couteau et je me le suis planté dans le poignée.

Elle m'a laissé là, à terre, pleurant toute les larmes de mon corps et est partie sans éprouver aucune émotion, si ce n'est de la haine.

En ce qui me concerne, j'ai dû aller à l’hôpital me faire recoudre.

Les médecins ont bien vu que j'avais été agressé, mais je n'ai rien dit ni porté plainte

La troisième fois que ma mère m'a violenté, là encore, elle est venue chez moi, elle m'a frappée, projeté contre un placard, sous l'unique motif que je ne l'avais pas appelé et qu'elle était morte d’inquiétude.

Si j'avais su l'enfer que je vivrais après, j'aurais porté plainte.

Pour le moment, je vais m'arrêter là, mais je vous expliquerai ce qu'est un pervers narcissique et comment elle a aussi détruit mon Bop's qui n'est plus que l'ombre de lui-même.