Forte de ma reconnaissance « travailleur handicapé », J'ai eu le privilège de pouvoir faire une formation de bureautique, liée à l'informatique.

Celle-ci était de six mois.

C'est dans cette association, que j'ai chopé le « virus informatique »

 J’ai appris énormément de choses. La formation était très complète..

 Pourquoi « Association Hélène »

C'est l'histoire d'un PGD qui était à la tête d'un boite informatique, sa fille lourdement handicapée est décédée, et pour honorer sa mémoire, il a créé cette association.

Les cours étaient donnés par un handicapé, en fauteuil roulant. Il était lasse et extrêmement négatif, vu la gravité de son handicap. Cela ne lui a pas empêché de donner du cœur à l'ouvrage.

On était plusieurs handicapés plus ou moins lourds. Mais d'une majorité, assez légers.

C'était surtout des déficients mentaux. Il y avait une sourde et muette extrêmement rigolote. Une véritable battante.

 

A la fin de la formation, il y avait un stage pratique, en entreprise.

Personnellement, je n'étais pas pour la quantité, mais la qualité de la lettre de motivation.

J'ai envoyé 4 lettres et je n'ai eu que des réponses positives.

En revanche, aux entretiens, ça a été une autre histoire.... Plutôt une histoire d’incompréhension.

Les recruteurs que j'avais ciblé, étaient dans la publicité. Ils pensaient que j'avais fait de la PAO - DAO - CAO.

Non, c'était juste de la bureautique pour devenir secrétaire.

 

Mais bon, j'ai réussi à faire mon stage pratique, dans l'entreprise de ma mère. (Société de HLM)

Cela c'est très bien passé.

Nous étions en été et moi, très sportive, j'ai demandé au chef de délégation, si je ne pouvais pas venir en vélo.

J'habitais à Sartrouville, à cette époque là... Il y avait seulement 6 km pour aller à Nanterre-ville.

 

Pour convaincre le chef de délégation, je lui avais dit que j'arriverai fraîche et dispo. Il n'y verrait que du feu.

J'avais tout prévu ! Arriver en avance, les fringues de rechange, les chaussures, le maquillage, etc...

Le lendemain, il était là, à 7h15... et moi, je suis arrivée en ruine totale, tellement je vais vite, sur mon vélo. Je dégoulinais de sueur.... (Nous étions en plein été)

Quand il m'a vu, il m'a dit : « C'est ça que vous appelez fraîche et dispo ? »

Je lui ai répondu : « Pas de panique, il me reste plus d'une demie heure... »

Je suis allée dans la petite salle de bain et je me suis métamorphosée.

Quand je me suis retrouvée, à la pause café, à 7h55, bien apprêtée, il était sur le cul.

 

Il y a aussi eu l’histoire des « portes ouvertes ».... Une fête pour présenter les nouveaux programmes.

J'étais chargé de découper des autocollants tout pourrit sur des morceaux de papiers.

J'ai trouvé l'idée pitoyable, pour des invitations.

Vers 17h00, après que l'assistante de direction soit partie, j'étais à sa place pour couper mes merdes.

Soudain, un chef de secteur qui m'avait un peu « pris de haut » s'est pointé, dans le bureau.

Il m'a dit : « Vous êtes très occupée »

Je lui ai répondu : « Je m'ennuie sévère à faire n'importe quoi »

Et là, il m'a demandé si je pouvais lui écrire quelques courriers car sa secrétaire était tombé en dépression et était en arrêt.

J'ai foutu un grand coup de bras sur le bureau, et toutes les étiquettes sont tombées à terre.

J'ai pris ses courriers à écrire.

Quand je suis partie, après avoir écrit les courriers, j'avais tout laissé à terre...

 

Le lendemain, le chef de délégation m'a demandé ce qu'il s'était passé.

Je lui ai répondu que l'idée des invitations des portes ouvertes, ne me correspondait pas. On pouvait faire mieux.

Là, il m'a demandé quoi et je lui ai expliqué mes plans.

Je vois ci, je vois ça, un magnifique dessins à l'encre de chine et niveau financier, ça ne vous coûtera rien puisque l'on peut tout photocopier.

Il était conquis...En plus, avant de se retrouver en délégation, il était architecte et dessinateur.

Il m'a montré des dessins et on s'est retrouvé comme « cul et chemise »

Toute la soirée, j'ai fait le dessin et fait la maquette du texte de présentation. (J'avais fait mes études, dans le domaine)

Le lendemain, tout le monde a apprécié l'idée et j''ai été chargée de m'occuper des invitations.

J'ai aussi remplacé la secrétaire malade.

La société de HLM a téléphoné au centre de formation, pour savoir si il était possible de me garder 15 jours de plus.

Ça a été accepté.

Moi, j'ai touché un salaire sur la base du smic, pour tout le temps que je suis restée.

 

Quand je suis revenue au centre de formation, il n'y avait plus d'élèves.

En revanche, je devais faire mon rapport de stage, pour les acquis.

Il a duré 3 mois et à fait 140 pages. J'avais choisi comme sujet : les drogues.

On m'a dit qu’il avait été mis en vitrine dans l'entreprise du fondateur de l’association.

 

Le chef de délégation voulait m'embaucher, mais sa demande n'a pas abouti car ils n'embauchaient pas de personnes de la même famille.

Je suis donc repartie, sans emploi....