COMBAT D'UNE VIE

13 mars 2019

MON DESTIN

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14 mars 2019

PRESENTATION

Sur cette terre, il y a des gens plus éprouvés que d'autres. Des personnes pour qui la vie se résume à un véritable combat. Je fais partie de ces gens à qui il faut une vie, pour survivre.

Des personnes qui n'ont pas pu se construire un bel avenir. Des personnes pour qui la priorité à été de se construire et de se reconstruire, au fil du temps.

Mon combat a commencé à la naissance. Vu de la manière dont je suis née, complètement repliée sur moi-même, les médecins étaient convaincus que je ne survivrai pas. Et pourtant, au bout d'un mois d'observation, il se sont rendus à l'évidence que je n'avais pas d'organes internes de touchés.

En effet, il y a 45 ans, il n'y avait pas d'échographie.

Mon père était absent, à l'accouchement. Il était en voyage d'affaires.

Si il était arrivé à temps, les médecins auraient décidé de m'euthanasier. Mais il est arrivé le lendemain. Et là, les médecin ont demandé à mes parents : « On la sauve à tout pris où on laisse faire la nature ? » Mes parents ont choisi la nature...

Ça a été le début de ma vie de merde.

Si j'ai décidé d'écrire, c'est pour éviter de me perdre complètement.

On dit que ce qui ne tue pas, rend plus fort. Mais quand il y a trop d'épreuves, la vie se fragilise, et l'on accumule de plus en plus de troubles psychologiques. On y croit de moins en moins. On se fatigue et on se perd.

Aujourd'hui, je lutte pour réussir quelque chose.

Je vais vous transporter au cœur de ma vie et de mes passions.

N'hésitez-pas à Liker et à partager...
Merci à vous, les amis...

 

 

Pour me présenter, je m'appelle Cathy. J'ai 45 ans. J'ai une fille de 11 ans.

Je suis atteinte du syndrome d'Ehlers Danlos, une maladie du tissus conjonctif.

J'ai subi, à ce jour, 35 interventions chirurgicales.

 

Je suis une artiste peintre à la dérive...

 

Dans ce blog, je vais vous raconter comment on survit au handicap, erreurs médicales, à la perversion narcissique, au viol, aux accidents, aux hôpitaux psychiatriques, ...

J'espère que vous prendrez autant de plaisirs à lire que j'en ai pris à l'écrire.

 

Cathy.

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IRIS SUR L'EAU

création à la gouache2

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MA DESCENTE AUX ENFERS

Par choix, je vais commencer par ce qui a fait voler ma vie, en éclats ces dernières années.

 Ma santé a commencé a décliner sévère, en juin 2013.

J'avais du mal à marcher, ma hanche se bloquait, mais j'étais convaincue que c'était à cause du stress des tapages nocturnes intempestifs.

Du 27 novembre 2011 à juin 2018 J'ai vécu une succession de tapages.

Ça a commencé par une voisine handicapée qui me mettait la télévision à fond, toutes les nuits.

Cette voisine était connue pour des antécédents de harcèlement et c'est pour ça, que la Société de HLM, l'avait Logé ici. Les ancien voisins voulant la tuer.

Cette femme avait fait quatre AVC et j'ai eu le malheur d'avoir de l'empathie, pour elle.

Mais, elle a commencé à me faire rentrer dans un sale jeu.

En gros, elle me demandais de lui téléphoner la nuit, pour qu'elle baisse son téléviseur.

Je suis rentrée dans le jeu, par obligation et j'ai prévenu la HLM.

De mon côté, j'avais de plus en plus de mal à marcher. Je ne comprenais par pourquoi et je n'ai pas jugé bon de consulter. J'ai juste consulter mon médecin généraliste pour avoir des certificats médicaux de constatation, afin de faire taire le téléviseur de cette voisine.

Il faut dire que ça a été très difficile de consulter un nouveau spécialiste.

J'ai été suivie pendant 37 ans par le même chirurgien et il a arrêté soudainement d'exercer, suite à la maladie de Parkinson.

Je vivais avec des blocages, à ma jambe.

Je pensais vraiment que c'était le stress car d'avril 2013 à juin 2014, des dealers avaient pris le relais et hurlaient toutes les nuits, portable allumés à fond. Impossible de dormir.(Je suis très sensible au bruit)

Excédée, j'ai monté tout un dossier contre le dealer principal et je l'ai soumis à la Police Nationale.

J'en parlerai dans un autre article. Mais il ont fini par les dégager.

 

En janvier 2015, j'ai quand même pris RDV, avec un chirurgien, spécialiste de mon syndrome

Je n'ai eu mon RDV qu'en avril 2015. J'allais accompagner et chercher ma fille, à l'école, dans un état lamentable.

Fin février 2015, ma main de travail, s'est soudainement paralysée. Paralysie fulgurante à cause du nerf ulnaire qui était sortie de sa gouttière et s'était coincé au dessus du coude, de manière aiguë.

 

Je suis allée chez mon généraliste qui m'a donné un traitement. Comme ça n'a rien fait, j'ai demandé un RDV , avec mon chirurgien de la main qui était parti, en vacances.

Quand je l'ai consulté, il n'avait jamais vu ça. J'ai été opérée dans l'urgence, le 3 avril 2015.

Quand il a fait une radio, il s'est aussi aperçu que la plaque que j'avais dans le pouce (arthrodèse), était cassée.

Il l'a changé et pour la consolider a mis un greffons osseux qui n'a pas pris.

 

En mars 2015, j'ai eu mon RVD avec un nouveau spécialiste (pour ma hanche) qui m'a très mal reçu et m'a fait perdre mes moyens. Il a consulté ma jambe et ma demandé si je prenais des antalgiques.

Je lui ai dit que non... Il en a déduit que je n'étais pas malade, mais m'a quand même demandé de faire une radio des hanches et qu'on se reverrait, en juin

Le 6 juin, je suis arrivé avec ma radio et là, il a remarque une belle arthrose de hanche.

Il m'a fait pratiquer une infiltration dans l'urgence, sous arthro-scanner.

L'infiltration n'a tenu qu'une semaine. et quand il a vu le scanner, il m'a dit qu'elle était arrivée à stade très évoluée

Malheureusement quand on fait une infiltration, il faut attendre 2 mois 1/2, pour opérer, à cause des risque d'infection.

J'ai programmé mon intervention le 17 octobre 2015, pour que ma fille ne manque pas l'école.

On m'a posé une prothèse de hanche totale.

Ensuite, je suis restée alitée près d'un mois et j'ai dû mettre ma fille dans un organisme de la croix rouge, pour me soigner.

Depuis mai 2015, je faisais de la Kiné, tous les jours.

 

le 11 décembre 2015, mon chirurgien de la main ma ré-opéré de ma main. Il a été prendre des fragments d'os, dans le coude et a fait ce que l'on appelle une soudure. Mon pouce a été condamné.

Il fallait que je patiente 3 mois, pour savoir si ça prendrait.

 

Le 17 décembre 2015, en accompagnant ma fille, à l'école, je me suis prise les pieds dans des encombrants. J'ai mis mes deux pieds dans un cerclage polypropylène (ce qui entoure les cartons) et ça a fait comme un lasso.

J'ai été soudainement arrête net dans ma démarche, et tout mon corps et tombé sur mon coude de travail.

Je me suis retrouvé avec une fracture complexe et déplacée.

J'ai été  opérée dans l'urgence, à Argenteuil. Le pompon final...

 

Pendant un plus d'un an, j'ai fait de la Kiné, tous les jours. Entre la hanche, la main et le coude, le Kiné ne savait plus où mettre de la tête.

Je devais aussi m'occuper de ma fille car je ne peux la confier à son papa.

En août 2016, j'ai connu l'épuisement et je suis tombée en grave dépression.

Ma fille partait quand même chez sa mamie, pour les vacances. Mais ça n'a pas suffit, pour me reprendre en main.

J'ai gardé des séquelles importantes, à ma main de travail.

J'arrive quand même à écrire et dessiner, mais c'est beaucoup plus difficile.

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PORTAIT D'UNE PETITE FILLLE FAIT A L'ENCRE DE CHINE

Portrait encre de chine2

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LE COMBAT DES LA NAISSANCE

Comme je l'ai dit en introduction, à ma naissance (1973), mon cas était jugé tellement grave, que les médecins étaient convaincus que j'allais mourir et m'ont laissé un mois en observation, avec le minimum vital, car mes parents ne souhaitaient pas d'acharnement thérapeutique.

 Je suis née avec une infection urinaire et on me donnait juste un Doliprane, par jour.

 Pour les médecins, vu comment je suis née, complètement repliée sur moi-même, il n'y avait que le cerveau qui n'avait pas été touché. Pour eux, tous les organes internes étaient écrasés...

A cette époque là, il n'y avait pas d’échographie. Par conséquent, ils ne pouvaient pas savoir.

 Ils ont accepté de me confier une matinée, à ma mère, pour me faire baptiser.

Au bout d'un mois, voyant que je ne décédais pas, ils se sont dit que ce n'était peut-être pas si grave que ça.

 Les médecins ont commencé à me mettre des tendeurs aux jambes, pour les déplier. Mais cette méthode me faisait atrocement souffrir.

Par conséquent, ils ont commencé les interventions chirurgicales.

 Je suis restée deux ans à l'hôpital. Je rentrais chez moi de temps en temps.

 J'ai subi 8 lourdes interventions chirurgicales, en deux ans.

Je peux dire que je suis un cobaye de la science car ils ont testé des interventions, sur moi.

 J'étais prise en charge par un excellent professeur, le professeur BENSAHEL, assisté par des élèves.

 Je suis née avec une double luxation des hanches, un genoux recurvatum, un genou avec une minuscule rotule, un pied bot et un pied plat.

 J'ai aussi fait un rejet de matériel. A ce moment là, j'étais chez mes parents. Ma mère a appelé un médecin qui lui a dit que si j'allais à l’hôpital, on m’amputerait de la jambe.

Il est resté près d'une semaine, jours et nuits, pour enrayer l'infection. Il a sauvé ma jambe.

J'ai quand même marché à 17 mois. J'étais très volontaire. Je me suis cassée une jambe en marchant sur une bille, ce qui n'a rien arrangé.

Je faisais de la kiné, tous les jours.

Vers 4 ans, j'en faisait trois fois par semaine. Le Kiné disait que j'étais une battante.

 

Aujourd'hui, je marche presque normalement mais je ne peux pas faire de trajet quotidien.

J'ai de multiples malformations, aux jambes.

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UNE JEUNESSE DIFFICILE

Quand j'étais petite, je n'étais pas grande.

Ma vie a mal commencé à cause de mon handicap, mais aussi de mes parents.

Ma mère était aide-comptable et mon père, ingénieur, architecte, urbaniste.

 Les seuls souvenirs que j'ai est qu'il avait mis sa famille contre le mur et avec son fusil de chasse, il disait « Je vais commencer par qui ? » Ma mère a juste eu le temps de réussir à nous faire sortir de la maison.

A l'école maternelle, j'avais des troubles sévères, mais personne n'a jamais rien remarqué.

Il faut dire qu'en 1979, on se souciait peu de la psychologie des élèves.

J'ai aussi souvenir que mon père avait frappé ma mère. Elle était inconsciente, allongée dans le salon.

Mon père m'a jeté sur elle et il m'a balancé un gant pour lui nettoyer le visage.

Pourtant ma mère disait qu'il n'était pas violent, avec elle.

Les scènes auxquelles j'ai assisté prouvent quand même le contraire.

 Comme vous le savez, ma mère s'est fait virée de chez mon père, quand j'avais 5 ans.

Ma mère a pris en urgence un appartement.

Mon père, non content de l'avoir viré avec ses deux enfants, l'a harcelé.

 Un jour, il est venu dans la résidence de ma mère, a cassé la baie vitrée, avec une pierre.

Il est monté, il a cassé la porte de la maison et a violenté ma mère.

 Une autre fois, il est venu armé, ma mère est descendue, j'étais au balcon avec mon Bop's et mon père a pointé son arme sur ma mère.

Là, on a évité le drame car pour sauver ma mère, j'ai voulu sauté du balcon. C'est mon Bop's qui m'a retenu en m'attrapant par le pantalon.

 Mon père a fait vivre la misère, à ma mère. Il a mis du sucre dans son réservoir d'essence, a mis un coup de couteau sur la capote de sa 2 CV, etc..

Il l'a harcelé aussi par téléphone et la suivait.

 Le cirque de mon père s'est arrêté quand mon Bop's et son père ont eu le courage d'attraper mon père et de lui mettre une raclée.

Le problème a été résolu.

 Mais avec un départ et des parents pareils, comment voulez-vous ne pas être perturbé ?

 Toute mon enfance s'est plutôt bien passée. j'étais seulement hyperactive. Je suis aussi surefficiente mentale. (Haut potentiel intellectuel, une particularité qui ne fait pas rêver car elle présente de multiples problèmes)

Là encore, ça n'interpellait pas les instituteurs.

Ma mère sera vraiment passée entres les mailles du filet.

 A l'école primaire, ça s'est plus ou moins bien passé. J'avais des résultats satisfaisants.

En revanche, on se moquait de moi, à cause de mon handicap, mais ça n'a pas duré car c'était à coup de « bourre pif », que je me suis fait respecter.

C'est à partir du secondaire que ça s'est corsé.

 En 6ème, j'étais déjà un petit diable. En revanche, je travaillais bien.

Mon handicap ne me posait aucun problème, au niveau des autres élèves.

A la fois, j'étais assez solitaire. Je n'avais qu'une véritable amie.

 Mais je suis tombée souvent malade et je me faisais opérer, pendant les vacances.

 Ma mère pensait que j'étais mal dans mon collège et a décidé de me mettre en école privée.

Malgré les maladies, j'avais 13 de moyenne générale et dans l'école privée, ils estimaient que le niveau d'une école publique était faible et ils m'ont fait redoubler.

 J'ai décidé de ne pas travailler. Pour moi, j'avais déjà fait une 6ème et j'allais pas en faire une autre.

J'ai été prise à partie par deux professeurs qui m'ont harcelé.

J'oubliais un stylo vert, une heure de colle. J'oubliais un livre, deux heures de colle, etc... Au bout d'un moment, j'avais 56 heures de colle. Tous les soirs, je restais en retenue, à copier le Bescherelle.

 Ce harcèlement associée à l'ambiance qu'il régnait à la maison a fait que j'ai fini par craquer et que j'ai fais ma tentative de suicide. Il fallait que tout s'arrête...

 Ma mère n'en a eu rien à faire que je tente de me suicider. Elle n'a même pas pris la peine de me faire suivre par un psychologue.

Quand j'ai été transporté, inconsciente à l’hôpital, pour faire un lavage d'estomac, ma mère a réussi à faire avaler au psychiatre que je n'acceptais pas mon handicap. Chose totalement fausse.

 Mon handicap, je l'acceptait très bien. mes problèmes étaient ailleurs et je ne comprends même pas qu'après cette tentative de suicide, ma mère ne se soit pas retrouvée avec une enquête sociale.

 Quand la Directrice de l'école a appris que j'avais fait une tentative de suicide, je n'ai pas dit pourquoi. Mais les deux mégères d'institutrices se sont pressées de faire disparaître les heures de colle.

En 5ème, j'ai très bien travaillé. En revanche, j'étais une élève très difficile. Il faut dire que pour mon âge, j'étais très évoluée.

Avec une bande de copains, nous faisions les 400 coups.

J'avais aussi une amie handicapée, assez fragile, que je défendais. Certains jeunes de sa cité l'ennuyaient.

Un jour, elle m'a dit qu'un jeune la harcelait. J'allais à l'école, en vélo.

En la raccompagnant chez elle, on est justement tombé sur le jeune qui commençait à chercher des noises. Il état en patins à roulettes

Je lui ai dit : « C'est toi qui emmerdes ma copine ? » Cet abruti a rigolé et m'a insulté.

Évidemment, j'ai répliqué et ça lui a déplu. Il a commencé à chauffer et a voulu me frapper.

J'ai démarré à toute vitesse avec mon vélo, cet abruti s'est accroché au porte-bagages.

J'ai pédalé tout ce que ça pouvait et soudainement, j'ai freiné à mort.

Comme il était en patins à roulettes, il a valdingué, quelque chose de correct. Il était en ruine totale. Lui, je l'ai dissuadé d'ennuyer mon amie.

Elle ne s'en est plus jamais plaint...

 A l'école, vu les 400 coups qu'on faisait avec les copains, du type :

 - Approcher le bureau de l’instituteur le plus proche de l'estrade et quand il s’asseyait, le bureau tombait

 - Cacher le cartable du prof de dessin dans le piano et lui dire que si il voulait le retrouver, qu'il nous joue un air de piano... il a joué et a retrouvé son cartable. Il était super cool et ça l'a amusé.

- Mettre du chewing-gum sur les ampoules et quand l'instituteur aluminait la lumière, le chewing-gum dégoulinait, sous l'effet de la chaleur. etc, etc...


A la fin de l'année scolaire, on s'est fait virer de l'école et ce fut un véritable soulagement, pour moi.

Cette école, ce n'étais pas une école, c'était une prison. La seule chose de bien, c'est que le niveau scolaire était très haut et que j'ai appris énormément de choses

Mais cette école privée fonctionnait aussi à la tête du client. Les enfant de parents aisés et qui pouvaient participer aux dons de l'école, avaient des traitements de faveur, les « pauvres », non !

Je suis donc retournée en 4ème, dans mon collège public.

Le premier jour de l'a rentrée, j'affranchissais les élèves. Le premier qui m'ennuie, je lui mets la tête en travaux. J'étais relativement respectée.

Mes frasques ont continué.

 Pour commencer, je n'avais pas envie d'apprendre l'allemand (ma mère avait choisi pour moi) alors qu'on savait à peine écrire le français et encore moins l'anglais. C'est l'argument que j'ai donné au Directeur de l'école pour lui dire que la prof d'allemand pouvait me mettre un zéro pointé, sur l'année.

A ses cours, je sortais mon matériel de peinture et je dessinais.

 J'étais aussi la pro de l'antisèche. Passionnée de dessin, j'avais recopié tous mes cahiers sur des feuilles 5cm x 7 cm.. J'avais même réussi à faire la carte d'Europe, avec tous les pays.

A force de recopier, je connaissais mes cours.

 Un jour, la prof d'histoire avait organisé le contrôle trimestriel.

Beaucoup d'élèves avaient fait des antisèches et la prof s'en était aperçue.

A la fois, certains élèves avaient des antisèches dignes d'affiches publicitaires.

Du coup, elle a contrôlé tout le monde.

personnellement, j'étais sure qu'un sujet allait sortir et j'avais écris le cours au crayon à papier léger. Le reste était dans mes mini cahiers. J'en avais pour toutes les matières.

 Quand elle est arrivée,j'ai fait tourné ma feuille et elle s'est aperçue de rien.

J'ai décidé de me servir de mes antisèches et je me suis retrouvée avec un 18/20.

Le Directeur qui était au courant a dit à la prof que j'avais obligatoirement grugé, pour avoir une note pareille.

Du coup, quand j’étais en cours de dessin technologique, il a fait irruption dans la classe et m'a demandé de le suivre, que j'allais refaire le contrôle. Heureusement pour moi, j'avais mes antisèches.

J'ai recommencé le contrôle dans son bureau, j'ai utilisé mes antisèches et là, je me suis retrouvée avec un 15/20

Le Directeur qui me connaissait très bien, n'était pas convaincu.

Là, il m'a piégé... Il m'a demandé de faire le contrôle à l'oral. je reconnais que j'ai eu pas mal de difficultés.

Il était impressionné et m'a demandé comment j'avais fait.

Comme lui et moi, on se connaissait très bien à cause de mes nombreuses absences, il m'a pris par les sentiments Il m'a dit de lui donner mon secret, que ça resterait entres-nous, et c'est ce que j'ai fait. Je lui ai montré mon antisèche. Il l'a gardé.

 Au conseil de classe du second trimestre, j'étais présente car suppléante.

Et là, il a montré l'antisèche à tous les professeurs. Il n'a pas tenu sa promesse.

La prof d'anglais s'est écrié : « On peut faire quoi, contre ça ? »

La prof de dessin était subjugué par la finesse de l'antisèche et a dit que c'était un excellent travail.

Le Directeur a envoyé mon bulletin scolaire, en RAR, à ma mère. Il avait agrafé l'antisèche et avait rajouté une matière. Antisèche 20/20

Ma mère a été chercher le RAR et elle en a rien eu à faire. C'est aussi là qu'elle a réalisé qu'il y avait des bulletins scolaires. J'avais l'habitude d'imiter sa signature et je réceptionnais les bulletins scolaires, dans la boite aux lettres. Mon handicap, hyper-souplesse, m'aidait beaucoup.

 Mon plus beau coup est le suivant :

Un midi, j'étais tranquillement installée contre un mur, à dessiner.

Soudain la caïd de l'école est passée avec ses deux morveuses et m'a jeté un allumette brûlée, dans la figure.

Je l'ai regardé et lui ai seulement dit : « Attention, mets ta capuche »

Elle n'a pas compris et a rigolé avec ses deux connes asservies.

 Arrivée au self de l'école, j'ai pris mon plat. Elle était arrivée, avant moi.

Je me suis assise à une place, j'ai demandé à un élève de me donner de la viande, un autre, des pâtes, des petits pois, du yaourt, etc... J'ai tout mis dans un broc de deux litres d'eau et j'ai fait une mixture.

Personne n'a rien compris car justement je n'avais rien dit.

 Je me suis levée, j'ai pris le broc plein de bouffe, j'ai traversé la cantine et arrivée à hauteur de la caïd, je lui ai dit de mettre sa capuche. Elle a juste eu le temps de se retourner pour me regarder et je lui ai vidé le broc plein de merde, sur la tête.

Par obligation, elle a dû rentrer chez elle.

Moi, j'ai été convoquée chez le Directeur et je lui ai dit que j'étais contre la violence et qu'un broc d'eau sur la tête, ça rafraîchissait les idées.

Le Directeur m'a demandé si je me foutait de lui et, j'ai été renvoyé de l'école, trois jours.

La caïd de l'école ne m'a plus jamais ennuyé.

 En fin de troisième, j'ai passé un concours pour rentrer dans une école de dessinateur-maquettiste.

La seule école publique, à Paris (750 participants pour 49 admis)

J'ai été admise et là, j'ai arrêté de déconner.

 Je ne vous ai pas raconté toutes mes frasques, pour ne pas saouler...

 

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L’HISTOIRE DE MON VIOL

Mon viol s'est passé près de mon école. J'avais 16 ans et demi.

C'était un mercredi, en avril 1989.

Je n'avais pas cours l'après-midi, et ma mère m'avait donné de l'argent, pour acheter des vêtements et du tissus.

Mon école était à Place de Clichy.

 

Après les cours, j'ai été me promener vers Barbes et le Marché Saint Pierre.

Quand on se promène, on ne fait pas toujours attention où l'on va.

Je déambulais dans les rues et soudain, je suis tombée sur une rue déserte, avec que des rideaux de fer.

Au bout de cette rue, il y avait un bar fermé, avec une devanture rouge, où il y avait inscrit « Au Bon... » Je n'ai pas retenu le nom complet.

Là, j'ai été surprise par trois individus qui m'ont demandé de les suivre. l'un était armé.

Il m'ont fait remonter la rue et mon entraîné, dans la cave d'un immeuble.

Je me rappelle qu'une vitre de la porte cochère était cassée.

De toute évidence, ils savaient où ils allaient car il m'ont entraîné dans une cave aménagée.

Il y avait un matelas et un coin kitchenette.

 Là, ils m'ont violé, tous les trois. Pendant l'acte, je me demandais ce qu'il allaient faire de moi, après. Je pensais juste à la mort.

 Ils ont fait leur affaire et sont partis, me laissant sur place. Il ne m'avaient pas volé mon sac à mains ,ni mes sacs de courses.

Ils voulaient seulement me violer.

Quand il sont partis,je me rappelle seulement ramasser mes sacs de courses et plus rien.

J'habitais Bezons (95) et je ne sait plus comment je suis rentrée. (deux heures du lieu du viol)

 

J'ai repris conscience, quand je suis arrivée chez moi.

Quand je suis rentrée, comme j'étais blanche comme un linge et complètement mouillée, ma mère a hurlé : « Mais qu'est-ce que t'as encore avalé ? »

Je lui ai seulement répondu spontanément : « Rien, je me suis fait violer »

Ma mère s'est mise a crier et a appelé immédiatement, le commissariat.

Ils ont dit à ma mère que je vienne en l'état, sans me changer.

Nous sommes allées porter plainte, au commissariat de Bezons. Ils ont pris ma déposition.

Ensuite, j'ai été transportée dans un hôpital médicaux judiciaire, pour faire le kit de viol.

A l'époque, on ne pouvait que déterminer les groupes sanguins des violeurs. Ils ont retrouvé 3 groupes sanguins différents.

 Je suis tombée sur un médecin légiste très intelligent qui m'a dit que le VIH (sida) pouvait se déclarer 7 ans plus tard et qu'il faudrait que je fasse un dépistage, dans trois mois.

A cette époque là, on était en plein boom du sida, la bête noire de tout le monde, et où il se racontait tout et n'importe quoi.

Il ne me restait que mes yeux pour pleurer et attendre trois mois pour faire un test du sida, car on ne pouvait pas savoir si les violeurs étaient contaminés.

 

Comme mon viol s'est passé sur Paris, j'ai été convoquée par la brigade des mineur de Paris.

Ils on repris ma déposition et nous avons patrouillé une après-midi entière, pour que je retrouve la rue. Comme j'ai été amnésique suite au choc émotionnel, j'ai été incapable de me souvenir de la rue. J'ai donné le peu de renseignements que je pouvais. On ne l'a pas retrouvé., à cause de mon amnésie.

Pour rentrer chez moi, la brigade des mineur a déduit, vu les lieux, que j'avais pris le Métro à Barbes Rochechouart ou le métro à La Chapelle.

 

Comme j'étais dans une école de dessin publicitaire, admise sur concours, je ne voulais pas risquer que cela se sache de peur que l'on me renvoi.

Dès le lendemain, je suis retournée à l'école.

 De son côté, ma mère en avait un peu rien à faire.

Dès le lendemain, elle a été au travail et a repris le cours de sa vie, comme si rien n'était arrivé.

 Quelques années après, elle m'a appris qu'elle avait fait interrompre les recherches judiciaires, sous un motif bouleux. Vu mon âge, ce n'était pas à elle de faire interrompre les recherches, même si on aurait eu du mal à retrouver mes agresseurs.

Comme a dit une policiers, rechercher trois magrebins à Barbes, c'est comme chercher une puce sur le dos d'un chien.

 Au bout de deux mois et demi, j'ai craqué complètement, et je me suis retrouvée dans un hôpital psychiatrique.

Comme c'est tombé au moment des vacances, l'école n'en a rien su.

Quand je me suis fait violer, mon grand-frère a dit à ma mère qu'il fallait que je soit armée. Ma mère m'a acheté un pistolet, 8mm, balles à blanc, lacrymogène et grenailles.

 Comme je ne voulais pas être internée, dans ma valise, j'avais pris mon arme.

J'ai été conduite à l'hôpital, par le commissariat. ma mère les a suivi.

Quand je suis arrivée dans le bureau infirmier, j'ai sorti mon arme et je l'ai ponté sur ma tempe, en disant que je préférais mourir, que d'être enfermée, dans ce type de structure.

Et là, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais ma mère a poussé mon bras et j'ai tiré une balle dans la vitre du cabinet infirmiers .

J'ai été très surprise... Les infirmiers en ont profité pour me sauter dessus et m’enfermer en isoloir

Et là, j'ai vécu l'enfer, sur terre.

 En isoloir, ce soir là, j'ai eu le droit à la camisole chimique.

C'est une expérience atroce. Vous êtes énervé, en colère, triste, mais vos membres ne peuvent plus bouger.

Toute la colère, l’énervement, la douleur,... reste dans le corps. Vous voudriez bien bouger, mais vous ne pouvez plus. Vous êtes paralysé, à terre. Vous avez juste toute votre tête et votre haine.

 En isoloir, je n'avais le droit qu'à une cigarette, par jour. Je n'avais pas le droit de la toucher. C'est un infirmier qui me la faisait fumer. Je n'avais pas non plus le droit de manger seule.

Chaque fois que je me douchais, c'était en présence d'une infirmiere.

Je n'avais pas le droit de garder le savon. Je devais lui rendre, après savonnage.

Je n'avais strictement aucune intimité.

Dans l'isoloir, il y avait juste un matelas et un pot de chambre.

 Je suis tombée sur un psychiatre fou qui a décidé de m'y laisser 10 jours, alors que j'étais calme.

Quand il a voulu me laisser encore une semaine, je me suis énervée, je me suis tapée la tête contre les murs, et j'ai eu le droit, à nouveau, à la camisole chimique.

 Pour moi, c'était une double peine.

Je venais d'être violée, il fallait que je patiente pour savoir si j'avais le VIH (à cette époque là, on en mourait) et on me traitait comme une moins que rien.

Parfois, les infirmiers oubliaient même de me ramener mon repas.

J’étais aussi complètement droguée, tellement, que quand je buvais, l'eau ressortait par le nez.

 Au bout de 10 jours, je suis sortie de cet enfer, pour me retrouver avec les autres patients.

La vie n'est pas toujours triste, dans ce genre de structure.

Mais moi, j'étais complètement brisée.

Les infirmiers avaient bien compris ma détresse et m'ont aidé a remonter un peu, la pente. Je suis restée dans cette structure psychiatrique, un mois et demi.

 Après, je suis partie du domicile de ma mère, pour me mettre en ménage, avec mon compagnon de l'époque.

Nous habitions à Porte de Lilas et j'ai continué mes études.

Comme j'étudiais à Place de Clichy, pour me rendre à l'école, je devais obligatoirement passer par Barbes Rochechouart.

Et là, ça a été un calvaire.

Quand je prenais le métro, dès que je savais que j'arrivais à La Chapelle, je voyais le wagon se vider, les gens devenaient transparents, et dès que les portes s'ouvraient, je voyais mes violeurs, rentrer.

Le phénomène se reproduisait à Barbes Rochecouart.

Ensuite, plus rien. J'avais bien conscience que c'était mon cerveau qui me jouait des tours, mais j'arrivais au plus mal, à l'école.

J'ai tenu 7 mois, comme ça.

 A l'école, ça allait de plus en plus mal. J'avais beaucoup de mal à me concentrer et je n'arrivais presque plus à écrire.

Les professeurs commençaient à remarquer que ça n'allait pas. L’élève brillante déclinait.

 

Un jour, le prof de photographie, ma convoqué. Il m'a demandé ce qu'il n'allait pas, il ne me reconnaissait plus.

Je lui ai dit la vérité et lui ai fait promettre de le dire à personne.

Mais, il n'était pas le seul à s'apercevoir que je n'allais pas, malgré mes faux semblants.

 

Un après-midi, en cours de dessins, je dessinais sur chevalet et la professeur m'a fait une réflexion, sur mon dessin.

Je suis rentrée dans une colère noire et j'ai tapé dans le chevalet qui est tombé à côté d'élèves, qui préféraient dessiner parterre.

Ce jour la j'ai pris conscience que j'aurais pu blesser un élève.

J'ai été convoqué par la Directrice qui m'a dit qu'elle avait eu des retours de plusieurs professeurs et que ça n'allait pas.

Je n'ai eu d'autre choix que de lui dire la vérité.

Elle était dépitée. Elle m'a dit que je ne pouvais pas continuer dans ces conditions, que je n'arrivais plus à suivre et qu'il valait mieux que j'arrête l'école, pour me soigner.

J'étais en dernière année et tout mon avenir tombait soudainement, parterre.

La Directrice m'a dit que quand j'irai mieux, je pourrai reprendre mes études, dans cette même école.

Quand j'ai arrêté l'école, ma mère m'a coupé les robinets. Je n'ai eu d'autre choix que de trouver du travail, rapidement.

Mon rêve de dessinateur maquettiste venait de tomber à l'eau, car j'avais un appartement à assumer, avec mon compagnon.

Avec mon concubin, ça allait de plus en plus mal. Je n'arrivais plus à avoir de rapports intimes et lui aussi a été profondément traumatisé, par ce viol.

 Aujourd'hui, je suis partiellement remise de ce viol. A cause de médecin judiciaire, j'ai développé la phobie des MST

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UNE RÉINSERTION PROFESSIONNELLE DOULOUREUSE

 A 18 ans, quand j'ai dû interrompre mes études, suite à mon viol, j'ai dû trouver du travail rapidement.

J'étais brisée par ce viol, mais aussi qu'il ait fait voler mes études, en éclats.

Je n'avais déjà pas été contaminé par le VIH, c'était déjà une bonne chose.

Pour commencer, j'ai accepté tous les « petits boulots »

 J'ai commencé à travailler dans une petite surface de quartier en tant que serveuse en charcuterie/fromagerie.

Physiquement, j'ai tenu une semaine. J'ai vu mes chevilles gonfler à vue d’œil, je ne pouvais plus marcher et me suis retrouvée alité. J'ai fait intervenir un médecin en urgence, qui m'a dit d'arrêter cet emploi, sur le champs.

 Après, j'ai travaillé un mois au téléphone rose et vu mes exploits en la matière, j'ai été remerciée à la fin de la période d'essai.

 Ensuite, j'ai fait de la vente au porte à porte.

Je vendais des horloges en ardoises peintes, au pochoir.

Et là, j'ai été aidé par une dame.

Je transportais mon gros sac d'ardoises, j'avais mal aux jambes, je ne pouvais presque plus marcher.

J'ai sonné chez une dame, qui m'a dit gentiment qu'elle n'était pas intéresséec car elle était artiste-peintre.

Et là, j'ai pété un câble, en lui disant : « Moi aussi, je suis artiste-peintre et ce que je vends est hyper moche. En plus, j'ai froid, j'ai mal aux jambes, vous ne pouvez pas imaginer »

 La dame a été très surprise et m'a proposé de m'inviter à boire un chocolat chaud.

Elle a bien vu que je boitais sévère et m'a demandé ce que j'avais.

Je lui ai dit que j'étais handicapée et que j'avais déjà eu 17 interventions chirurgicales.

Et là, elle m'a dit que je devais faire une demande de reconnaissance adulte handicapé, car j'avais des droits.

Et que si il y avait un problème, son mari était un très grand avocat.

Moi, je ne me suis jamais vraiment estimée handicapée car mes parents on rejeté le handicap, et j'ai vécu comme tous les enfants.

 Du coup, je suis allée voir mon chirurgien et il a rempli le certificat médical, pour obtenir l'AAH.

Il ne s'est pas ennuyé, il a tout barré et en conclusion à noté « syndrome de Ehlers Danlos, 17 interventions chirurgicales»

Quand je suis arrivé au CCAS pour donner mon dossier, l'agent administratif, s'est foutu de moi. Il m'a dit : « C'est avec ce peu que vous comptez avoir l'AAH ? »

Je lui ai répondu que toutes les preuves, je les avais sur moi.

 

Après, j'ai fait une formation de caissière, à AUCHAN Bagnolet.

Là, je peux affirmer que ça a été folklorique.

Les deux premiers mois se sont bien passés.

On avait surtout des cours théoriques et la formation était intéressante.

Après, ça a été la pratique, sur le terrain.

 

A l'époque, les caissières avaient une tenue réglementaire. Un chemisier et une jupe plissée, rouge.

Vu l'état de mes jambes, je ne pouvais pas porter une jupe plissée, au dessus du genou.

Comme m'a grand-mère était couturière, j'ai demandé à la direction si elle ne pouvait pas me faire un pantalon rouge, et dans le même tissus. Ça m'a été refusé. C'était comme ça, pas autrement.

 

La dame qui s'occupait de distribuer les uniformes était vraiment désolée, pour moi.

Pour avoir quelque chose d'assez long, il me fallait une taille 42, alors qu'à l'époque, je faisais du 36.

Pour tenter d’être au mieux, j'avais mis une large ceinture en élastique noir.

 

Un matin, quand je suis arrivée, que j'étais avec toutes les collègues, une responsable est passée et a « crié » devant tout le monde : « Regardez-moi ce sac à patates »

Je ne me suis pas dégonflée et devant tout le monde, j'ai levé ma jupe, et j'ai dit : « C'est mieux, ainsi ? »

La responsable était dans ses petits souliers et les collègues ne rigolaient pas. C'était la consternation générale.

 La responsable m'a convoqué dans son bureau et m'a dit : « Pourquoi vous ne me l'avez pas dit ? »

Moi : « Vous ne me l'avez pas demandé. J'ai soumis une idée à la direction, un arrangement qui a été refusé »

Même après cet épisode des plus dégradant, la responsable m'a seulement dit de faire de mon mieux, mais la tenue est pareille, pour tout le monde.

A partir de ce point, j'ai commencé à déconner sévère, en caisse.

 Pour commencer, je refusais de ranger les articles, dans les sacs des clients. Je disais que les pédales ne fonctionnaient pas.

Une cliente est arrivé et il n'y avait pas le prix sur la botte d’échalotes. Comme l'appel d'urgence ne fonctionnait pas, j'ai demandé à combien, elle estimait sa botte ?

Elle a été très surprise. 1 franc 50, ça vous va ? et hop, le tour était joué.

 Un autre client avait volé une poussette. Elle était sous le caddy.

Je lui et fait remarquer et lui ai dit : « J'ai rien vu »

Un autre client m'avait fait sué sévère. Excédée, je lui ai dit qu'il pouvait partir avec son caddy, sans payer... Moi, j'annule tout et terminé.

 Un jour, le Directeur qui avait dû remarquer des choses, est venu me voir, en caisse.

Il m'a dit : «Pourquoi vous n'utilisez pas les pédales, pour les sacs » J'ai répondu qu'elles ne fonctionnaient pas.

Il m'a dit d'essayer et ça a très bien marché.

Il n'en a pas dit plus et il est parti

Quand je suis rentrée à mon centre de formation, je savait qu'il se passerait quelque chose et que je serai virée.

Un soir, quand je suis rentrée chez moi, miracle.... J'avais reçu le courrier de la COTOREP, et j'étais reconnue à 80 % d'invalidité.

Comme on reçoit les ressources, dès le dépôt du dossier, je me suis retrouvée avec 40 000 Francs

Je me suis précipitée d'écrire ma lettre de démission.

 

Le lendemain, quand je suis arrivée à mon centre de formation, j'ai été convoqué par la direction.

Quand je suis rentrée dans le bureau du directeur, je lui ai dit que c'était inutile de me virer, c'est moi qui démissionnais. Je venais de gagner au Loto.

Vous auriez du voir la tête du directeur. La mâchoire lui en est tombée. Je suis partie en claquant la porte.

Je pouvais enfin prendre mon temps pour me trouver un emploi adapté.

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LA FORMATION HÉLÈNE

Forte de ma reconnaissance « travailleur handicapé », J'ai eu le privilège de pouvoir faire une formation de bureautique, liée à l'informatique.

Celle-ci était de six mois.

C'est dans cette association, que j'ai chopé le « virus informatique »

 J’ai appris énormément de choses. La formation était très complète..

 Pourquoi « Association Hélène »

C'est l'histoire d'un PGD qui était à la tête d'un boite informatique, sa fille lourdement handicapée est décédée, et pour honorer sa mémoire, il a créé cette association.

Les cours étaient donnés par un handicapé, en fauteuil roulant. Il était lasse et extrêmement négatif, vu la gravité de son handicap. Cela ne lui a pas empêché de donner du cœur à l'ouvrage.

On était plusieurs handicapés plus ou moins lourds. Mais d'une majorité, assez légers.

C'était surtout des déficients mentaux. Il y avait une sourde et muette extrêmement rigolote. Une véritable battante.

 

A la fin de la formation, il y avait un stage pratique, en entreprise.

Personnellement, je n'étais pas pour la quantité, mais la qualité de la lettre de motivation.

J'ai envoyé 4 lettres et je n'ai eu que des réponses positives.

En revanche, aux entretiens, ça a été une autre histoire.... Plutôt une histoire d’incompréhension.

Les recruteurs que j'avais ciblé, étaient dans la publicité. Ils pensaient que j'avais fait de la PAO - DAO - CAO.

Non, c'était juste de la bureautique pour devenir secrétaire.

 

Mais bon, j'ai réussi à faire mon stage pratique, dans l'entreprise de ma mère. (Société de HLM)

Cela c'est très bien passé.

Nous étions en été et moi, très sportive, j'ai demandé au chef de délégation, si je ne pouvais pas venir en vélo.

J'habitais à Sartrouville, à cette époque là... Il y avait seulement 6 km pour aller à Nanterre-ville.

 

Pour convaincre le chef de délégation, je lui avais dit que j'arriverai fraîche et dispo. Il n'y verrait que du feu.

J'avais tout prévu ! Arriver en avance, les fringues de rechange, les chaussures, le maquillage, etc...

Le lendemain, il était là, à 7h15... et moi, je suis arrivée en ruine totale, tellement je vais vite, sur mon vélo. Je dégoulinais de sueur.... (Nous étions en plein été)

Quand il m'a vu, il m'a dit : « C'est ça que vous appelez fraîche et dispo ? »

Je lui ai répondu : « Pas de panique, il me reste plus d'une demie heure... »

Je suis allée dans la petite salle de bain et je me suis métamorphosée.

Quand je me suis retrouvée, à la pause café, à 7h55, bien apprêtée, il était sur le cul.

 

Il y a aussi eu l’histoire des « portes ouvertes ».... Une fête pour présenter les nouveaux programmes.

J'étais chargé de découper des autocollants tout pourrit sur des morceaux de papiers.

J'ai trouvé l'idée pitoyable, pour des invitations.

Vers 17h00, après que l'assistante de direction soit partie, j'étais à sa place pour couper mes merdes.

Soudain, un chef de secteur qui m'avait un peu « pris de haut » s'est pointé, dans le bureau.

Il m'a dit : « Vous êtes très occupée »

Je lui ai répondu : « Je m'ennuie sévère à faire n'importe quoi »

Et là, il m'a demandé si je pouvais lui écrire quelques courriers car sa secrétaire était tombé en dépression et était en arrêt.

J'ai foutu un grand coup de bras sur le bureau, et toutes les étiquettes sont tombées à terre.

J'ai pris ses courriers à écrire.

Quand je suis partie, après avoir écrit les courriers, j'avais tout laissé à terre...

 

Le lendemain, le chef de délégation m'a demandé ce qu'il s'était passé.

Je lui ai répondu que l'idée des invitations des portes ouvertes, ne me correspondait pas. On pouvait faire mieux.

Là, il m'a demandé quoi et je lui ai expliqué mes plans.

Je vois ci, je vois ça, un magnifique dessins à l'encre de chine et niveau financier, ça ne vous coûtera rien puisque l'on peut tout photocopier.

Il était conquis...En plus, avant de se retrouver en délégation, il était architecte et dessinateur.

Il m'a montré des dessins et on s'est retrouvé comme « cul et chemise »

Toute la soirée, j'ai fait le dessin et fait la maquette du texte de présentation. (J'avais fait mes études, dans le domaine)

Le lendemain, tout le monde a apprécié l'idée et j''ai été chargée de m'occuper des invitations.

J'ai aussi remplacé la secrétaire malade.

La société de HLM a téléphoné au centre de formation, pour savoir si il était possible de me garder 15 jours de plus.

Ça a été accepté.

Moi, j'ai touché un salaire sur la base du smic, pour tout le temps que je suis restée.

 

Quand je suis revenue au centre de formation, il n'y avait plus d'élèves.

En revanche, je devais faire mon rapport de stage, pour les acquis.

Il a duré 3 mois et à fait 140 pages. J'avais choisi comme sujet : les drogues.

On m'a dit qu’il avait été mis en vitrine dans l'entreprise du fondateur de l’association.

 

Le chef de délégation voulait m'embaucher, mais sa demande n'a pas abouti car ils n'embauchaient pas de personnes de la même famille.

Je suis donc repartie, sans emploi....

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MON TOUT PREMIER PORTRAIT (J'avais 13 ans)

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UNE MERE PERVERS NARCISSIQUE

C'est très tard (43 ans) que j'ai découvert que ma mère était une pervers narcissique.

Il aura fallu que j'écrive l'histoire de ma vie, pour me rendre compte en face de moi, à quel visage j'avais affaire.

 Pour moi, c'est avant tout, une femme malade.

 

Quand j'avais 5 ans, ma mère s'est fait virée, avec ses deux enfants, par mon père.

On s'est retrouvé, avec mon frère, dans un appartement vide de tout.

Ma mère a eu très rapidement un appartement car elle travaillait dans une société de HLM.

Quelques jours après, mon Bop's (Beau-Père) est arrivé. Il est sorti de nul-part.

Je soupçonne que ma mère l'a connu avant, et que mon père l'a découvert.

Peu importe...

Depuis mon plus jeune âge, ma mère m'a dit et répété intempestivement que je n'étais pas désirée et que j'étais issue d'un viol.

Il m'aura fallu patienter 42 ans, pour apprendre la vérité.

En fait, je suis née d'une crise de jalousie où mon père a demandé de prouver à ma mère, qu'il n'était pas cocu, en lui faisant un enfant. Elle a arrêté la pilule.

C'est très dur d'entendre que l'on était pas désiré et pire encore, issue d'un viol.

J'ai eu une jeunesse très difficile.

Si je devais définir ma relation avec ma mère, je dirais que nous étions totalement incompatibles.

Mais, ça va bien au delà, en fait !

Pour sévir, ma mère agissait au nom de « Je suis ta mère, ne l'oublie pas »

Je peux dire qu'elle ne m'a jamais respecté en tant qu'individu à part entière... Pour elle, je n'étais qu'un objet.

Dans toute ma jeunesse, je peux dire que je n'ai pas le souvenir d'un câlin.

Elle était froide et distante.

Je me rappelle de vacances dans le Jura où elle m'obligeait à me mettre en short pour se balader dans la ville, alors que j'étais complexée. Je n'avais que 8 ans mais j'en garde le souvenir indélébile.

C'est aussi à ces vacances là, qu'elle m'a humilié. Suite à une agression de sa part, je faisais la tête.

Elle m'a viré de la maison avec un boite de sardine et m'a dit de m'en aller.

Visiblement ça l'amusait de me rabaisser de la sorte, et de me faire du mal.

Quand je suis rentrée, elle s'est moquée de moi, pour m'humilier.

 

Depuis mon plus jeune âge, elle me rappelait sans cesse que je n'étais pas désirée. Et, elle a veillé à ce que je m'en aperçoive. Elle a aussi démolit la réputation de mon père, en se victimisant.

 Depuis toute jeune, je voulais mourir. Quand j'en parlais, ma mère me disait seulement de me suicider.

A 12 ans, j'ai fait une tentative de suicide. j'ai avalé un tube de somnifère et d'autres médicaments. Je me suis retrouvée inconsciente.

La seule chose que je me rappelle de cet épisode, c'est que ma mère me donnait des claques en hurlant : « Qu'est-ce que t'as avalé », et j'ai sombré dans l'inconscience.

Quand j'ai été admise à l'hôpital, elle a évidemment mis ça sur le compte du handicap.

Après la sortie de l'hôpital, elle n'a même pas jugé utile de me faire suivre par un psychologue.

Ma mère se souciait peu de ma santé.

En fait, elle en avait un peu rien à faire de tout.

Sa priorité était sa petite personne, sa petite beauté et sa mortelle routine.

A l'école, je n’étais pas une élève facile, mais ma mère s'en fichait.

Dès l'âge de 6 ans, elle m'a dit que je travaillais pour moi et refusait de me récompenser.

A l'école, je restais à l'étude et elle refusait de me donner un goûter.

De ma vie scolaire, elle s'en fichait. Elle se contentait d'aller rouler ses fesses, aux réunions de début d'année, et rien de plus.

Elle disait toujours qu'elle avait sacrifié sa vie, pour moi. On est très loin de la réalité

Elle avait l’habitude de faire tourner des phrases en boucle « Tu n'étais pas désirée - tu n'es vraiment pas la fille de mes rêves - t'es dégueulasse, ... » Le tout sans aucun motif, juste le désir de faire souffrir.

Elle provoquait aussi des disputes et me collait contre un mur et me frappait en disant « Ose me frapper, je suis ta mère »

Quand je me suis fait violée, elle a fait arrêter les recherches, sans mon consentement. J'avais 16 ans 1/2, à cette époque là. De toute évidence, elle ne voulait pas que l'on risque de retrouver mes violeurs. Elle me l'a dit quelques années après. Je lui en ai voulu car ce n'était pas à elle de décider.

 

La vie était tellement compliquée, à ses côtés, qui je me suis mise en ménage avec mon compagnon, à l'age de 17 ans et demi.

Ma mère l'a très prit.

Elle m'a dit de prendre mes clics, mes clacs et surtout mes emmerdes.

Pour me permettre de poursuivre mes études, elle m'a donné le minimum syndical, l'allocation qu'elle touchait de la CAF et terminé.

Je suis partie vivre avec mon compagnon.

A la fin de mes études, j'ai pris un appartement seule. Avec mon compagnon, on vivait chacun chez soi.

Je me suis rapproché du lieu d'habitation de ma mère.

 

Dans ma vie, j'ai eu de graves problèmes de santé et de multiples interventions chirurgicales.

Ma mère venait très peu me voir, à l'hôpital.

Elle passait souvent en coup de vent, sur l'heure de midi alors qu'elle habitait à 5mn de la clinique et aurait pu passer le soir.

Quand je sortais de l'hôpital, pied ou jambe dans le plâtre, elle se contentait de venir me chercher à la clinique, me raccompagnait chez moi, posait mes bagages et s'en allait.

Ma mère ne m'a jamais aidé quand j’étais invalidée. Elle n'a jamais fait un brin de ménage et m'a laissé me débrouiller seule.

Pourtant, elle habitait à 1km500 de chez moi.

 

Avec elle, ma vie s'est encore plus compliquée, vers 20 ans

Un jour, elle m'a proposé de partir en vacances, avec elle. J'ai accepté.

Arrivée sur le lieu de vacances, elle m'a interdit de sortir, prétextant que c'était elle qui louait l'appartement et qu'elle décidait de tout.. A 20 ans, ça fait mal. Je ne pouvais aller me promener, nul part, seule.

Je devais suivre ma mère, partout. Pour s'assurer que je ne sorte pas, elle fermait la porte de la maison, à clé.

C'est à ces vacances là que j'aurais dû réagir, mais j'ai pardonné. C'est aussi à ce moment là que j'aurais dû me rendre compte que ma mère avait un soucis. Mais, j'ai pris sur moi et pardonné.

 

Après, ça n'a été guère mieux !

Tout était prétexte pour m'humilier et me rabaisser.

 Quand je venais chez elle, elle pouvait être adorable ou cassante.

 

Vers mes 18 ans, elle a acheté une maison de campagne.

Cette maison, loin de tout et en pleine campagne, était un piège à con, pour celui qui n'avait pas de voiture.

J'y allais rarement car elle était chez elle et là encore, il fallait s'incliner.

En clair, quand j'arrivais à sa maison de campagne, je mettais ma vie d'adulte au porte-manteaux et j'endossais l'habit enfant.

Je n'avais pas le droit d'aller me promener, je devais la suivre partout.

Un jour, le fils du voisin voulait m'inviter à aller à la mer. J'avais 30 ans.

Quand il est passé me prendre, je me suis tapée la honte de ma vie, à cause de ma mère.

Elle a fait au voisin tout un sermon, de ne pas toucher à sa fille, de rouler prudemment et de me ramener pour 21h00, au plus tard.

Cette maison de campagne, c'était la maison de tous mes cauchemars.

Je m'arrangeais pour il y aller très peu.


Ma mère était très violente. Majeure, elle m'a frappé par trois fois.

La première fois, on sortait d'un hôpital, j'avais oublié de prendre mon paquet de cigarettes et j'ai eu le malheur de demander à une personne de m'en vendre une.

Ma mère m'a foutu une paire de baffes, en criant qu'on était pas des mendiants.

 

La seconde fois, vers mes 28 ans, elle s'est pointé à l'improviste chez moi, a provoqué une dispute et m'a complètement lynché. Pour ne pas l’agresser à mon tour, j'ai prit un couteau et je me le suis planté dans le poignée.

Elle m'a laissé là, à terre, pleurant toute les larmes de mon corps et est partie sans éprouver aucune émotion, si ce n'est de la haine.

En ce qui me concerne, j'ai dû aller à l’hôpital me faire recoudre.

Les médecins ont bien vu que j'avais été agressé, mais je n'ai rien dit ni porté plainte

La troisième fois que ma mère m'a violenté, là encore, elle est venue chez moi, elle m'a frappée, projeté contre un placard, sous l'unique motif que je ne l'avais pas appelé et qu'elle était morte d’inquiétude.

Si j'avais su l'enfer que je vivrais après, j'aurais porté plainte.

Pour le moment, je vais m'arrêter là, mais je vous expliquerai ce qu'est un pervers narcissique et comment elle a aussi détruit mon Bop's qui n'est plus que l'ombre de lui-même.

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PORTRAIT DE PETITE FILLE

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LE COUP FUMANT DE MA MÈRE - LA RUPTURE DÉFINITIVE

Aux grandes vacances 2016, suite à ma cascade infernale de problèmes de santé, je n'allais pas très bien.

J'ai développé l'effet le plus indésirable d'un antidépresseur. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai développé des crises d'angoisse profondes et une envie de me jeter par la fenêtre.

J'ai téléphoné à ma mère qui disait ne plus me reconnaître, et m'a parlé d'un radiesthésiste ,qui faisait soit-disant, des miracles, en matière de dépression.

A cette époque ma mère habitait à 28 km d’Évreux et moi, en région parisienne.

J'avoue que je ne voyais pas tellement le sens de la démarche car il fallait plusieurs consultation, et fair un Paris/Evreux, ça n'en valait pas la peine.

 Je ne voulais plus aller chez elle, elle a réussi à me convaincre de venir.

J'ai été réserver mes billets de train (pour 48heures, chez elle) et quand elle l'a su, elle m'a soudainement dit qu'elle avait acheté une gazinière, pour moi.

J'avoue que je n'avais pas très bien compris car ma gazinière fonctionnait très bien. Il fallait seulement changer les brûleurs.

 

Elle m'a dit qu'elle l'avait trouvé sur le « Bon coin » et ma donné les indications pour que je la vois.

Le lendemain, elle m'a appelé pour me dire que le vendeur n'avait pas respecté son engagement et avait vendu la gazinière.

Mais elle m'en avait trouvé une autre, je ne serai pas déçue.

 

Quand je suis arrivée à Évreux, j'ai senti comme un grand froid, dans la voiture. Ma mère était dans ses mauvais jours. Elle était faussement chaleureuse.

Elle m'a accompagné chez le fameux radiesthésiste.

 

En repartant, je devais acheter les fournitures scolaires de ma fille et des vêtements, pour elle.

Ma mère était froide et soudainement elle m'a raconté une anecdote boueuse qu'elle avait fait à ma fille.

Elles avait vu un SDF et ma mère lui a dit qu'il ferait un excellent père, pour elle. Elle m'a dit sous un ton moqueur, qu'elle avait fait pleurer ma fille.

Comme la mamie l'a remémoré, ma fille s'est mise à pleurer. Ça commençait bien ...

 

Nous sommes allés dans une grande surface pour acheter les fournitures d'école. Çà ne s'est pas mal passé.

En revanche, c'est quand nous sommes allés chercher les vêtements de ma fille que ça a dégénéré.

 

Dans un magasin, ma fille avait choisi des pantalon pour crevettes.

Évidemment, elle ne rentrait pas dedans. Aux cabines d'essayages, m'a mère a regardé si il y avait du monde et à limite crié à ma fille qu'elle était grosse. La petite s'est mise à pleurer en disant qu'elle était moche et grosse.

Dans un autre magasin, nous avons choisi des vêtements et c'est à la caisse que ma mère s'est illustrée.

En effet, comme dans le centre commercial, je m'étais payé un café, il me restait la cuillère et ma fille l'avait dans sa bouche.

Ma mère a tapé sèchement dans la cuillère, risquant de blesser la petite et lui a dit qu'elle était dégueulasse de mettre des choses dans sa bouche. Et là, ma mère est sortie froidement du magasin en me disant qu'elle m'attendait dans la voiture.

Face à ce spectacle des plus pitoyable, la vendeuse était médusée et moi, j'ai failli oublier ma carte bancaire, à la caisse.

Pendant tout le voyage du retour à la maison, ma mère s'est comportée comme une minable.

 

Arrivée dans sa maison de campagne, on a très peu parlé. Nous sommes passés à table et après, ma mère s'est vautrée, devant la télé.

Soudain elle m'a dit d'aller voir la gazinière qu'elle m'avait acheté. Elle était dans le garage.

 

Quand je suis arrivée dans le garage, j'ai découvert une gazinière dans un état lamentable. On aurait dit qu'il y avait eu le feu dessus et que la personne avait récuré à la paille de fer. La gazinière était dégoûtante. Le four était complètement dégueulasse (désolé, je n'ai pas d'autres termes)

Quand je suis revenue dans la maison, je n'ai rien dit.

Elle m'a demandé si elle me plaisait et là, je n'ai pas répondu.

Je suis allée me coucher, à 20h00. J'étais avec ma fille.

Je n'ai pas dormi de la nuit, me demandant comment j'allais refuser cette cuisinière.

 

Le lendemain midi, ça n'a pas loupé.

Ma mère m'a demandé ce que je pensais de la gazinière.

Vu l'état, je ne pouvais que la refuser, surtout que ma gazinière était dans un état neuf.

Je peux vous assurer que j'ai pris des gants, des moufles, pour la refuser.

Je lui ai même proposé de la payer et de la lui laisser. Elle l'avait payé, selon elle, 50 euros. Chose impossible, vu l'état.

Elle avait dû la trouver dans un décharge. Ce n'est pas possible autrement.

 

Quand je l'ai refusé, elle est rentrée dans une colère folle, me disant : « Quand on a rien, on accepte ce que l'on te donne et on ne rechigne pas»

Le hic est que je ne lui ai jamais demandé une gazinière.

Elle m'a dit de préparer mes affaires, qu'elle me raccompagnait, chez moi.

Elle a fait valdinguer mes affaires, dans la voiture.

Elle m'a insulté et ruiné sous les yeux de me fille.

Et, nous sommes parties, sans ma fille

Dans la voiture, elle n’arrêtait pas de m'insulter, m’humilier et me rabaisser. Je n'en pouvais plus.

Au bout d'un moment, excédée, je lui ai dit : "tais-toi" . je n'en pouvais plus.

Malgré que je lui demande de se taire, elle continuait.

Sur l'autoroute, complètement en surdose, j'ai attrapé le volant de sa voiture et j'ai failli nous foutre en l'air.

Là, elle a vraiment eu peur et je ne l'ai plus entendu. Elle s'est arrêtée à la première aire d'autoroute, pour reprendre ses esprits.

Moi, je suis sortie et j'ai fumé une cigarette.

Quand on est reparties, elle a réglé son compteur kilométrique en conséquence et je ne l'ai plus entendu.

Elle m'a déposé devant chez moi et là, ça a été terminé. Elle avait été beaucoup trop loin

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L'ACCIDENT DE VOITURE (1er)

 Ce soir là, je partais à Tourcoing, pour voir un ami.

J'avais 22 ans. je me rappelle qu'il y avait du brouillard et que je ne roulais pas très vite.

Ma voiture était neuve : 2000 km au compteur.

J'étais sur l'autoroute pour aller à Lille.

Soudainement, j'ai senti une force terrible sur le volant.

J'avoue que je n'ai rien retenu du tout et que j'ai tout lâché. Je m'en suis remise à Dieu.

Ma voiture est partie et j'ai senti une énorme choc qui m'a fait perdre connaissance.

Quand je suis revenue plus ou moins à moi, j'ai entendu une voix dire : « Ne t'approche pas, la voiture peut exploser »

Et puis, j'ai été secourue par les CRS de la route.

De l'autoroute, je me suis retrouvée dans un champs.

La voiture a valdingué au dessus du muret de sécurité et à fait plusieurs tonneaux.

Quand on m'a sorti de la voiture, je me rappelle juste que tous les « air bag » étaient dépliés.

Je ne suis pas matérialiste mais j'ai demandé « Et ma voiture ?»

Le CRS de la route qui m'a secouru, m'a dit que ma voiture n'avait rien.

Je suis partie avec les pompiers.

Arrivé à l’hôpital, je n'avais rien.... Même pas un ongle de pété.

J'avais juste mon gilet en dentelle qui avait été déchiré, par la force de l'air bag.

Mon ami est venu me chercher à l'hôpital de Lille.

 

Le lendemain, un CRS de la route m'a téléphoné. Il était retourné.

Quand il m'a vu dans la voiture, il m'a dit : « j'ai cru voir ma fille  Elle a le même âge que vous. »

Il m'a dit que vu l’accident qui s'était passé sous les caméras, j'étais une miraculée de la route. Il n'a pas souhaité me donner de précisions.

Il m'a seulement dit : « ce soir là, vous n'étiez pas seule, dans votre voiture. Il y avait votre ange-gardien »

Je lui ai demandé pour ma voiture. Il m'a répondu qu'il n'y avait plus de voiture.

 

Quand je suis allée voir ma voiture au garage, j'ai « rigolé »

Le moteur était complètement encastré et il n'y avait que ma place qui n'avait pas été touché.

Le moteur serait rentré de 5 cm de plus, j'aurais eu les jambes écrasées.

Tout était défoncé. Le toit, les places arrières, la place de l'accompagnateur. Il n'y avait plus du tout de voiture.

Le garagiste était sidéré que ce soit moi qui soit dans la voiture. Il n'en revenait pas.

Lui aussi pensais à un mort.

Quand j'ai vu la voiture, j'ai rigolé et à la fois, j'étais très triste.

J'ai rigolé car j'étais vivante...

J'étais très triste car je n'avais plus de voiture.

Comme j'étais assurée tout risques, j'ai été remboursé intégralement . En revanche, j'ai été radiée de l'assurance.

L'expert a conclu que j'avais roulé sur un objet tranchant, qui a coupé mon pneu arrière gauche.

Mais j'étais sensée être maître de mon véhicule. Par conséquent, j'étais en tort.

Juste après l'accident je me suis acheté une saxo d'occasion et là encore, il m'est arrivé des blagues.

Le vendeur de ma voiture m'a dit que j'étais la première à sortir le modèle. Je pense que je suis aussi la première à l'avoir crashé aussi vite.

Suite au prochain épisode...

 

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L'ACCIDENT DE VOITURE N°2

Cette année là, j'étais partie en vacances à Lyon, chez un ami handicapé.

On a passé de bonnes vacances, mais il n'acceptait pas son handicap et pétait parfois des plombs.

Quand nous allions à Lyon, il s'imaginait que tout le monde le regardait et il pouvait taper des crises.

Au bout de deux semaines, j'ai craqué. On s'était disputé et pour supporter, j'avais pris deux Valium.

Je n'en pouvais tellement plus que j'ai fait mes bagages, pour rentrer chez moi.

J'ai pris l’autoroute et je me suis endormie au volant au niveau d'un péage, prés de Paris, a cause du Valium.

La encore, je n'ai pas fait comme tout le monde, j'ai inventé la troisième file.

Je me suis encastrée sévère, dans le parpaing central, du péage.

Le moteur de la voiture a été complètement détruit sous la force d' l'impact. Et là encore, en ce qui me concerne, pas un ongle de cassé.

Le plus important est que je n'ai emporté personne, avec moi.

Je me suis retrouvée à l'hôpital et ma mère est venue me chercher

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15 mars 2019

L'ACCIDENT DE VOITURE N°3

Ce soir là, j'étais avec mon compagnon et nous avons été au restaurant.

J'avoue que l'on s'est alcoolisé et que je ne me sentais pas capable de conduire.

Dans la voiture, on s'est disputé sévère. Il s'est raccompagné chez lui, avec ma voiture, et m'a dit de dégager.

 J'étais dans un quartier sensible et rongée par la colère.

J'ai pris ma voiture, j'ai tourné à droite, encore à droite et quand j'ai vu que le feu allait passer au rouge, au lieu de ralentir, j'ai accéléré.

Au cause de la vitesse, je n'ai pas pu prendre mon virage et je me suis encastrée, dans un mur. Là encore, pas un ongle de cassé. En revanche, plus de voiture.

La police est arrivée et j'ai été contrôlée positive.

Je me suis fait retirer mon permis et me suis retrouvée en cellule de dégrisement.

Moralement, j'ai souffert. Si j'avais accidenté une personne, je pense que je ne m'en serai jamais remise.

les flics m'ont fait une bonne leçon de morale

Mais moi, je ne me suis pas pardonné. J'ai décide de démanger et de disparaître.

J'étais beaucoup trop rongée par la culpabilité.

J'ai quitté mon compagnon, avec qui j'étais restée 13 ans et demi, et j'ai disparu.

Je ne me suis même pas présenté à l'audience, tellement j'étais honteuse et pleine de culpabilité.

Je me suis retrouvée avec deux ans de retrait de permis, 3 mois de prison, avec sursis et 1000 Francs d'amende.

 Je l'ai récupéré 5 ans, plus tard.

Au bout de deux ans, je ne suis même pas allée cherché mon permis.

J’avoue que cette histoire a fait voler ma vie, en éclat.

Je suis tombée en grave dépression et me suis retrouvée dans la solitude la plus totale.

Avril 1999, ça a été une vie à zéro.

 

Avec du recul, je pense que les amis auraient pu comprendre, mais c'était au dessus de mes forces.

Je suis très dure avec moi-même. Je voulais juste disparaître et ne plus voir personne.

Avec mon compagnon, notre relation n'allait plus.

On s'est donné RDV sur le parking d'une grande surface et on s'est quitté. A partir de ce jour, je ne l'ai plus jamais revu.

 

J'ai quitté un appartement magnifique, pour me retrouver dans une merde, à Gennevilliers.

La ville de tous mes cauchemars.

Je n'ai repris le volant que 7 ans, plus tard. Puis, j'ai revendu ma voiture et je ne conduis plus.

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16 mars 2019

BRODERIE LIBRE (Pinceau à l'aiguille)

Broderie libre (détails)

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LE FOU FURIEUX DE GENNEVILLIERS

Cette histoire s'est passé en 2001

Un soir, j'avais très mal à une dent et je n'avais strictement rien, pour me soulager

 

Comme il faisait encore jour, j'ai décidé de sortir pour m'aérer un peu.

Je suis allée sur la place devant la poste de Gennevilliers.

Je me suis assise sur un banc, pour m'aérer.

$Soudain, un homme est arrivé et voulait parler.

Je n'étais pas chaude et je ne discute pas, avec le premier venu.

Je l'ai remercié et je suis partie. Ce que je n'ai pas vu, c'est qu'il m'avait suivi, jusqu'à mon immeuble.

Dès le lendemain, il passait des matins, des après-midi entière, assis sur le banc, en face de ma fenêtre.

Parfois, en soirée, il était aussi là.

En bas de ma fenêtre, il chantait des « Je t'aime... », un véritable malade.

Les voisins en avaient marre et le disaient.

Son cirque a duré environ 4 mois.

Personnellement, ayant choisi de disparaître, je n'avais pas de téléphone fixe. Je n'avais qu'un portable, au forfait.

J'ai appelé au moins 37 fois le commissariat de Gennevilliers et ils ne se sont JAMAIS déplacés.

J'ai porté 4 plaintes contre cet homme et... Rien

Au bout de plusieurs mois, ça a tourné au drame.

Moi, je n'avais plus de forfait téléphonique et cet homme a tambouriné à ma porte et a commencé à la casser.

Quand j'ai vu que la porte commençait à céder, j'ai attrapé une bouteille de Perrier, je l'ai cassé sur ma machine à laver le linge et je me suis précipitée vers la porte.

Je l'ai ouverte et là, je me suis attaqué comme une furie, à cet homme. C'est la peur qui m'a fait réagir. Je lui ai complètement balafré la figure, tapé dessus. Il était à terre. Mais je ne pouvais plus m'empêcher de shooter dedans, pourvu qu'il ne se relève pas.

Les Flics sont arrivés armés dans l’escalier et j'avais les armes pointées sur moi.

« Lâchez votre arme » j'ai baissé ma bouteille cassée, direct.

Mon agresseur est parti en civière, avec les pompiers.

Moi, je suis partie menottée.

Dehors, il y avait un attroupement et j'avais très honte.

Des jeunes me traitaient de tueuse.

Quoi de plus humiliant quand vous vous êtes juste défendue.

Arrivée au commissariat,je me suis défendue et les flics ont reconnu la légitime défense.

En réalité, ils ont étouffé l'affaire car ils étaient aussi en tort : Ne s'être jamais déplacés.

Une enquête de voisinage a été faite. Les voisins ont confirmé le harcèlement intempestif.

Tout a joué en ma faveur. On m'a seulement dit que mon agresseur avait 17 points de suture au visage et que c'était un agent de le RATP.

Il travaillait sur la ligne de RER D.

Pour le reste, on m'a dit de ne pas m'inquiéter.

Les flics ont dû étouffer l'affaire car je n'en ai jamais plus entendu parler .

En ce qui me concerne, la gardienne a dénoncé l'affaire à la HLM et j'ai déménagé dans l'urgence, deux semaines après.

Il est vrai que je n'en pouvais plus de sortir de chez moi et de me faire appeler de « tueuse », par les jeunes de la cité.

En plus, mon agresseur aurait pu revenir.

Là, j'ai eu un appartement dans un état lamentable à Asnières sur Seine..

Je l'ai pris uniquement parce que le quartier était très calme. Mais il y avait énormément de réparations à faire.

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01 avril 2019

UN PÈRE EN OR DUR

Je ne vous ai pas parlé de mon père !

Pourtant, il vaut le coup... Il était Ingénieur-Architecte-Urbaniste. Il travaillait énormément.

 

Aussi loin que remontent mes souvenirs, je me revois sortir précipitamment de la maison.

Le reste, c'est ma mère qui me l'a raconté.

Notre père, nous avait plaqué, mon frère ma mère et moi, contre le mur, avec son fusil de chasse et il a dit : « Par lequel je vais commencer ?»

 

Je revois également ma mère inconsciente, allongée parterre, dans le salon.

Mon père m'a attrapé et jeté sur elle.

Il est allé chercher un gant de toilette, me l'a jeté dessus et m'a demandé de nettoyer ma mère. Je devais avoir 5 ans.

Puis, il y a ce nouvel appartement vide, dans lequel nous sommes arrivés, en urgence.

Ma mère s'était fait virer de chez mon père. Elle a juste eu le temps de prendre mon doudou.

Elle est partie avec sa 2 CV et ses enfants sous les bras.

Elle avait aussi la chance de travailler dans une société de HLM, ce qui lui a permis d'avoir un appartement, le soir même.

Quelques jours après, mon père a commencé à traquer ma mère. Une horreur...

Il lui a découpé sa capote de 2 CV.

Il lui a mis du sucre, dans le réservoir d'essence.

Il l'a harcelait, au téléphone.

 

 

Un soir, il est venu dans la résidence, il a prit un caillou et l'a balancé dans la baie vitrée de notre appartement. Ma mère est descendue et là, il a braqué une arme sur elle.

 

J'ai tout vu, du balcon. Si mon Bop's n'avait pas été là, je sautais par la fenêtre, pour défendre ma mère. Nous étions au deuxième étage. Mon Bop's a juste eu le temps de me rattraper par le pantalon.

Un autre soir, il s'est attaqué à notre porte de maison. Il l'a fracturé et cassé.

Il s'est jeté sur ma mère et l'a frappé violemment. Elle a porté plainte et moi, j'ai gardé une preuve : son visage tuméfié (J'ai la photo)

La seule chose que je n'ai jamais compris, c'est pourquoi mon Bop's n'est pas intervenu.

Il devais y avoir une histoire de divorce.

Par rapport à ma mère, mon père était très influent.

Pour les coups sur son visage, ma mère a porté plainte et ça a été considéré comme coup et blessures involontaires. Monsieur s'est déplacé de Nanterre à Bezons, il a cassé la figure à ma mère et au tribunal, Madame l'avait bien cherché, en clair. Comme il était très influent, justice à deux vitesses, coups et blessures involontaires.

 

Mon Bop's et son père ont fini par le choper, et ils lui ont mis une bonne claque.

Fin de l'histoire...

Mais suite au prochain épisode... C'est pas terminé !

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02 avril 2019

DESTRUCTION DE MON BEAU-PÈRE PAR MA MÈRE

Ma mère a connu mon Bop's, juste après s'être fait virée de chez mon père.

Vu la rapidité où il a fait partie de notre vie, je soupçonne ma mère de l'avoir connu, avant.

 

Comme c'est une prédatrice, elle l'a choisi pour sa personnalité.

Quand elle l'a rencontré, il avait 19 ans et elle, 30 ans.

Dès le départ, il a participé activement financièrement. A vrai dire, c'est ma mère qui gérait les comptes.

Comme ont s'est retrouvé dans une maison vide de tout.

 

Pour mettre une ceinture à tout le monde, sauf à elle, elle a prétexté des dettes, à cause de mon père

Il m'aura encore fallu patienter 42 ans, pour savoir que c'était un mensonge.

En effet, lors d'une conversation téléphonique, ma mère s'est vantée d'avoir connu un percepteur qui avait mon père dans son viseur, et toutes les dettes sont retournées à l’expéditeur.

Ma mère faisait des économies sur le compte de tout le monde.

 

Quand elle l'a connu, elle a du remarquer son goût pour l'alcool. Elle en a joué et elle l'a rendu alcoolique. Pour comprendre, il faut connaître la personnalité de mon Bop's.

Je n'ai pas l'habitude de rendre un tiers responsable, mais dans le cas de mon Bop's, oui !

Aussi loin que je me souvienne, mon Bop's était alcoolique

Connaissant ma mère, elle ne se serait jamais mis avec un homme alcoolique, il y avait donc une motivation, derrière.

Pour comprendre, il faut aussi connaître le passif de mon père, avec elle.

Mon père était humiliant, cassant et lui a rendu la vie difficile.

Elle a probablement voulu se venger, en prenant un homme à la personnalité opposée.

 

Ma mère était anti alcool à 200% et quand on souhaite que son compagnon arrête, on ne veille pas à acheter 16 bouteilles de vin par semaine, et on ne s'arrange pas pour que le bar soit toujours plein.

Elle débouchait même les bouteilles.

A table, mon bop's buvait, ma mère surveillait la bouteille et quand il avait fini, elle l'humiliait en lui disant : « T'as déjà tout bu ? » et l'abattage partait

Ma mère faisait surtout des scènes, en fin de mois, quand elle faisait les comptes. Je voyais mon Bop's complètement liquéfié, limite à genoux. Il devait justifier de tout.

 

En faisant sombrer mon Bop's dans l'alcool, elle s'assurait de pouvoir l'humilier, le rabaisser, le dégrader,sans se sentir responsable.

Avec ce jeu là, mon Bop's se sentait coupable et culpabilisait énormément.

Le point principal de la perversion narcissique, c'est d'asservir et de détruire la personne.

 

Ma mère l'a entraîné, dans une spirale infernale.

Humilié et rabaissé en permanence, mon Bop's culpabilisait. et ça entretenait le phénomène de l'alcoolisme. La boucle était bouclée.

 

La première chose qu'elle a fait quand elle l'a connu a été de lui prendre son salaire.

Ma mère sera vraiment tombée sur un homme charmant, gentil, dévoué, à qui on avait strictement rien à reprocher.

Ma mère lui aura trouvé un motif, pour l'asservir complètement.

Ma mère dépensait beaucoup pour elle, mais rien pour mon Bop's et moi, qui avions le strict minimum.

Mon frère, elle l'a renvoyé chez notre père, sachant pertinemment qu'il serait maltraité.

Comme il était à problèmes, elle a vite trouvé la solution.

Elle se vantait de ne pas demander de pension alimentaire, qu'elle assumait (question de fierté), mais la réalité est que chacun des parents avait un enfant.

Pour mon frère, elle m'a toujours dit qu'elle n'avait pas eu le choix. Quand on a la garde officielle de ses deux enfants, on a toujours le choix. Bref ! Ce n'est pas le sujet principal.

 

Quand ma mère a voulu un enfant, elle a fait du chantage au Bop's.

C'était à condition qu'il arrête de fumer. En aucun cas, elle lui a demandé d'arrêter de boire. Étonnant, quand même...

Il était tellement amoureux qu'il a arrêté de fumer. En revanche, elle se fichait d'avoir un futur père alcoolique. Mon Bop's avait beaucoup de volonté et si elle lui avait demandé d'arrêter de boire, il l'aurait fait.

Mais, ça n'arrangeait pas trop ma mère qui s'est servi de son alcoolisme, pour sévir.

Elle est allée se victimiser chez les parents de mon Bop's et les a retourné contre lui.

Quand mon demi-frère est né et a grandit, pareil. Elle s'est servi de lui, contre mon Bop's

Quand il était petit, ma mère le mettait dans le lit conjugal, obligeant mon Bop's a se lever.

Quand il a grandit, mon Bop's n'avait le droit de ne rien dire. L'enfant avait toujours raison.

A force de reproches, il a fini par s'écarter et là ma mère disait au petit : « Laisse ton père, il ne veut pas s'occuper de toi »

Elle a aussi retourné son enfant contre son père, en pointant du doigt, son alcoolisme.

A aucun moment elle n'a demandé à mon Bop's de se faire soigner.

Elle préférait faire couler l'alcool à flot, pour avoir le privilège de créer des disputes.

Quand on veut que son compagnon se soigne, on achète pas 16 bouteilles de vin, par semaine.

On ne s'assure pas non plus que le bar soit toujours plein.

 

A la maison, c'est ma mère qui gérait et décidait de tout.

Mon Bop's n'est jamais allé dans un magasin, pour s'acheter des vêtements. C'est ma mère qui choisissait tout. Mon Bop's était toujours habillé pareil et avait le minimum syndical, alors qu'il travaillait.

Ma mère était économe et c'était la reine de la « foir'fouille »

Elle achetait beaucoup de fringues, pour elle. Moi, elle m'en ramenait un peu mais à partir d'un certain âge, je récupérais ce qu'elle ne voulait plus.

J'ai choisi ma première fringue à 15 ans.

 

Mon pauvre Bop's n'avait pas non plus son mot à dire. A la maison, c'était un homme très effacé.

Chaque fois que ma mère faisait les comptes et qu'elle remarquait que mon Bop's avait été boire un pot avec ses collègues de bureau, il avait le droit à un tsunami de reproches, d'humiliations et rabaissements. Mon père était comme un petit enfant honteux, à tenter de se justifier. Je l'ai même vu pleurer, pauvre homme.

Quand ma mère l'humiliait, elle hurlait et prenait son ton sarcastique. Après l'avoir bien démoli, elle continuait, sans une once de culpabilité, ses tâches ménagères.

 

Ma mère était hautaine et fière de sa petite beauté. Elle aurait pu se marier avec son miroir, qu'elle l'aurait fait. Il faut bien avouer que c'était une belle femme, d'une fausse sympathie et d'une froideur, qu'on explique mal.

Quand on était invité chez des amis, pour les fêtes, ma mère fliquait mon Bop's et contrôlait sa consommation d'alcool.

Un jour, en pleine réception, elle s'est écrié que le premier qui se faisait péter son permis, à cause de l'alcool, elle ferait tout ce qui en son pouvoir, pour le démolir. Il y a eu un moment de silence.

Les amis, c'était surtout ceux de mon Bop's. Ma mère n'était que la mégère, la pièce rapportée.

Tout le monde avait remarqué qu'elle fliquait le Bop's. Il était même obligé de se cacher, pour fumer une cigarette.

 

Un jour, alors qu'on était invité pour Noël, ma mère a fait un scandale, avant le départ.

Elle s'est écrié qu'elle allait encore devoir ramener la voiture et pour le punir, elle a prétexté mes problèmes de jambes, pour qu'il aille s’asseoir derrière, dans la voiture.

Me rendant compte du phénomène, j'ai refusé et je suis allée m'installer derrière.

 

A une fête, j'ai vu mon Bop's complètement dévasté. Il était assis dehors et pleurait.

Je lui ai demandé pourquoi il restait avec une femme pareille ?

Il m'a seulement répondu qu'il l'aimait et l'avait dans la peau.

 

En 2012, mon Bop's a touché un héritage.

Ma mère qui avait juré de ne jamais se remarier et le criait haut est fort, s'est mariée précipitamment.

Pour justifier de son souhait, elle m'a dit que c'était pour protéger le Bop's car mon grand frère pourrait le virer de la maison, si ma mère venait à mourir. Chose complètement impossible, vu la configuration de la famille.

Elle s'est mariée, en haillons, après 38 ans de vie commune. J'aurai été le maire, je lui aurai dit d'aller mettre une tenue un peu plus convenable.

Elle s'est mariée, pour l’héritage. Elle a mis main basse, dessus.

 

Elle a toujours programmé la mort du Bop's, avant elle. Elle l'évoquait souvent et n'a prévu que pour sa fin de vie, au passage. Pourtant le Bop's à 10 ans de moins qu'elle, mais vu comment elle le détruit.

Elle est retraité et se voit déjà vivre, sans lui.

 

Quand il a reçu son héritage, mon Bop's a souhaité réaliser son unique rêve : acheter un 4x4

Elle lui a fait une scène pas possible, mais il n'a pas cédé.

Chaque fois qu'elle devait monter dedans, elle le criblait de reproches. Une tyrannique...

 

En 2017, elle a fait un coup fumant. Elle a appris quelques années avant que sa maison de campagne ne valait plus grand chose.

Elle avait un immense jardin et se lamentait sans cesse que quand le Bop's décéderait, elle ne pourrait s'occuper seule, de ce jardin.

Cette maison de campagne, mon Bop's ne voulait pas la vendre. C'est la seule chose qu'il n'a pas cédé, à ma mère.

Ma mère a profité d'un événement très douloureux, pour moi.

Elle s'est alcoolisée, jusqu'à sombrer dans un coma éthylique. Elle a été hospitalisée une journée.

Elle a fait tellement peur au Bop's et probablement fait du chantage au suicide, celui-ci a cédé, pour la vente de la maison.

Ma mère a réalisé un exploit. Elle a vendu sa maison en deux mois et s'est achetée la maison de ses rêves, proche de son fils et avec un petit jardin.

Elle a revendu le 4x4 de mon Bop's et l'a isolé, dans cette nouvelle campagne.

A présent, mon père n'est plus que l'ombre de lui même, il picole toujours, il est au service total de la mégère qui le contrôle à 200%

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03 avril 2019

MA TENTATIVE DE SUICIDE

Ce soir là, il fallait que tout s'arrête. Je n'en pouvais plus des interventions loupées.

 

Pour maintenir un pied, mon chirurgien m'avait posé des agrafes.

J'ai fait de la rééducation et je n'avais que plus mal. A la radio, mon chirurgien a remarqué que les agrafes étaient cassées. Il fallait réopérer..

 

Ensuite, il m'a mis une grande vis pour maintenir la cheville, dans l'axe.

pareil que la première... Immobilisation de 6 semaines et rééducation.

j'avais encore atrocement mal et mon chirurgien a découvert que la vis se dévissait.

 

Pour moi, c'était trop. j'en étais déjà arrivée à la 26 ème intervention.

Je n'en pouvais plus de la vie, de devoir se battre et d'accumuler les échecs.

Depuis mes 20 ans, je voyais une psychiatre qui a réalisé un miracle. je vous en parlerai, plus tard.

Elle me prescrivais des traitements, je les achetais mais ne les prenais pas.

Chez moi, j'avais un arsenal à tuer un cheval..

 

Ce soir la, mon compagnon avait un fête d'organisée et je ne voulais pas y aller.

Je suis allée acheter une bouteille de rhum et j'ai avalé plus de 350 médicaments.

 

Ce soir là, ça a sonné à ma porte.

Je me suis précipitée de mettre les boites vides, dans la machine à laver et j'ai mis du linge, dessus.

J'ai ouvert. C'était mon compagnon. Sa soirée avait été annulée.

 

Je n’allais pas bien du tout. je lui ai dit que j’allais me coucher et de ne surtout pas me réveiller.

Le lendemain, vers 13h30, je dormais encore et là, il s'est inquiété.

Il a remarqué que j'étais inconsciente.

 

La première chose qu’il a fait a été d''appeler ma mère.

Celle-ci lui aurait dit de partir, de fermer la porte, que j'en avais assez vécu.

Il n'a pas pu et a appelé les secours

 

Les pompiers ont fait des recherches, dans la maison et sont tombés sur toutes les boites vides.

Vu tout ce que j'avais avalé, je n'étais pas transportable. Le SAMU a fait les lavages d'estomac, sur place.

Je suis restée en réanimation intensive et dans le coma, 4 jours.

Quand je suis sortie du coma, j'étais intubée.

Juste avant de sortir du coma, je rêvais qu'un enfant tapait sur mes dents comme sur un xylophone de couleur. C'était douloureux

Quand j'ai pris conscience que j'étais intubée de partout, j'ai pris peur.

Je m'imaginais vivre sous respirateur, toute ma vie.

Je ne voulais pas de cette vie là.

 

J'y ai mis le temps, mais grâce à mon syndrome (hyper souplesse), j'ai réussi à me détacher la main gauche qui était maintenue par un gros scratch

Et là, je me suis dé-intubée, d'un coup sec.

Je préférais mourir que de vivre avec des machines.

Toutes les machines se sont mis en alarme et le personnel soignant est arrivé, en urgence.

J'étais en détresse respiratoire totale mais ils ont réussi à pallier au problème, sans me ré-intuber.

Après j'avoue que j'ai été odieuse.

A peine sortie du coma, je voulais fumer une clope.

J'ai aussi rencontré un psychiatre qui m' a dit que j'aurais pu mourir.

Avec lui, j'ai un peu joué le jeu du disque rayé : « Je viens juste de sortir du coma, j'ai conscience de mon geste, mais je n'ai pas les idées très claires. On en reparle, plus tard »

 

En réanimation intensive, j'ai vu trois personnes sortir les pieds devant.

 

En ce qui me concerne, j'ai été tellement détestable que la chef du service m'a fait signer une décharge, pour sortir. (Après coup, je m'en veux)

Ma mère est venue me chercher et je suis rentrée chez moi, en « slip »

Tous mes vêtements avaient été découpés par les secours

 

Je ne suis pas allée en médecine générale, comme convenu et encore moins en hôpital psychiatrique.

 

Le lendemain, j'ai fait un retour. J'étais en détresse respiratoire totale. j'ai appelé SOS médecin qui est arrivé au plus vite et m'a donné un médicament pour pouvoir respirer.

 

Le suicide, c'est très traître. Vous allez mal et ça peut vous prendre d'un coup, comme ça.

Si mon compagnon n'avait pas eu sa soirée d'annulée, je ne serais plus de ce monde.

Vu ma « pitoyable » vie, je ne sais pas si je dois le remercier.

 

Aujourd'hui, j'ai une fille de 10 ans et je me bats, pour elle !

Je suis heureuse de l'avoir et elle me donne la volonté de vouloir m'en sortir.

Même si ce n'est pas facile, tous les jours...

Posté par Cathy RIB à 06:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]